L'histoire d'un parcours de vie changé par des douleurs morales et physiques dues à la chirurgie esthétique.
Alors depuis : "La vie ne se compte pas en respirations mais en moments qui t'ont coupé le souffle"
"Celui qui n'a pas peur, qui n'a peur de rien est un imbécile". Claude Jasmin
Durant cette année écoulée j'avais écarté ma famille complètement. Je n'avais pas le choix, c'était eux ou moi. Quand une mue a lieu, elle se fait lentement, très lentement, secrètement. L'animal est en danger durant cette période transitoire. Il est sans protection et risque le pire jusqu'à sa nouvelle peau. J'étais cet animal. Croyez bien que de faire "tomber des défenses" est loin d'être un jeu d'enfants, elles ont servi à se construire, à tenir debout. Certaines sont nécessaires d'autres nocives à votre être. En partie désencombrée de certaines nuisibles, je vacillais, trop légère sur moi même. Il me manquait "des bases" et je devais en retrouver. D'autant que j'avais perdu dix kilos ne pouvant que très difficilement me sustenter. J'avais perdu également, et surtout, tout ce que je croyais "être moi" et qui n'était que fabrication de mes parents, de ma fratrie, de la société...etc. Le temps de ce changement, de cette évolution, de cette mue donc, j'avais dû me terrer. Oui me terrer. Mon mari ne comprit jamais mon attitude à l'époque à mon grand désespoir. Il n'était pas le seul. Retournez pour ceux qui ont mon âge, vingt ans en arrière. Psy, dépression ???...qu'était-ce ? Ma mère elle même m'a lancé cette phrase : "Tu as tout pour être heureuse de quoi te plains-tu?". Elle me transperçait davantage, déjà peu reconnue par elle, mais encore moins dans la dépression. Incompréhensible cette maladie, et de nos jours j'ai des doutes encore, car je puis vous dire que je la décèle chez des personnes qui eux ne le savent même pas et quand après un léger épanchement de leur part je tente un : "Tu devrais peut-être te faire aider"...la réponse est : "Pourquoi faire"... Je n'insiste pas, car pour se soigner il faut d'abord accepter de reconnaître qu'on est malade.
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je vais être encore plus dure : non seulement il faut reconnaître que l'on est malade pour pouvoir se soigner mais de plus il faut en être arrivé à un stade où la souffrance est devenue<br />
insupportable. Ce qui me fait dire (et là je vais me faire lyncher par ceux qui me liront) : "si tu ne te fais pas soigner c'est que, peut-être, tu ne souffres pas encore assez ou alors que c'est<br />
encore supportable". (hors problèmes d'argent, bien évidemment). Et puis, il faut du courage pour se soigner. Un énorme courage. La démarche est loin d'être anodine. Par soins j'entends : aller<br />
au-delà de la "simple" prise de médicaments.<br />
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J'ai hésité un peu avant d'envoyer ce commentaire. Mais j'assume et je valide.<br />
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Et je contresigne...<br />
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Ce qui arrive aussi c'est que la personne fait ce qu'elle "peut" avec ses défenses et ce n'est pas rien.<br />
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Il est souvent plus aisé de "lyncher la psychanalyse" que de se "lyncher" soi même si j'ose dire car ce n'est pas une partie de plaisir !!!<br />
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M
Miriel:0091:
20/05/2009 22:12
C'est vrais que certains refusent de reconnaître qu'ils (elles) sont en dépression.POur ma part, je suis très très mélancolique et je pleure souvent, j'aimerais voir un pro, mais j'ai tellement peur de tomber sur un incompétant, qui me bousillerait encore plus...sourire.....il y aussi que c'est chèr, et que mon mari ne comprendrait pas.....Bof, je n'en ai peut-être pas forcément besoin, mais je suis curieuse, j'aimerais faire sortir ce qui fait couler les larmes que je déverse au ciné par exemple....sourire...C'est très interessant de te lire, je te remercie, je dévore ton blog et ne m'en lasse pas.A bientôt !
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Tes larmes "au cinéma" puisent leur source dans ton passé.<br />
Elles surgissent parce qu'une scène de cinéma te fait revivre une émotion connue, déjà ressentie, lointaine mais que tu connais forcément...<br />
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Tout ce que tu m'énonces comme "raisons" pour ne pas...s'appellent des "défenses" et elles te sont utiles sans aucun doute sinon tu aurais franchi le pas.<br />
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Merci de me lire ainsi j'en suis très touchée<br />
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O
Oxygène
25/02/2009 00:43
Eternel problème de la dépression. Certains en ont honte car ils sentent cet état comme une faiblesse qu'ils ne s'accordent pas. Parfois, quand les soins arrivent, il est trop tard.... Il faut reconnaître aussi qu'il n'est pas facile de vivre auprès d'un dépressif. On ne sait jamais comment agir et réagir. En fait, toute la famille est malade en même temps tout en souffrant de maux différents et dépendants les uns des autres...Dur et cruel problème...Je vais te laisser pour ce soir Lmvie. Je n'ai pas lu beaucoup, mais il est tard et je vais essayer de lire un bouquin un peu plus gai avant de dormir. Je te dis à demain. Bonne nuit à toi !
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Oui, il faut faire des pauses, moi j'adore rire et rire encore.<br />
La faiblesse "reconnue" est une force.<br />
En dépression même encore de nos jours les personnes se heurtent à une grande incompréhension hélas.<br />
Merci<br />
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Q
Quichottine :0010:
24/02/2009 17:42
Sourire... Je ne sais si j'aurai la patience... mais je sais que je le ferai, peu à peu, comme ces jours-ci. Je ne sais pas où j'en suis de ma lecture par rapport à ce qu'il y a à lire, je ne regarde pas le futur de ton blog, enfin, ce qui est d'aujourd'hui.C'est peut-être un peu frustrant pour toi... je ne sais pas.Je pense qu'il est important d'avancer peu à peu. Enfin, je crois.
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Non aucune frustration de m apart bien aucontraire, un échange précieux.<br />
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Je te remercie sincèrement justement pour ta découverte ici lentement et doucement et tout en pertinence.<br />
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Q
Quichottine :0010:
24/02/2009 16:55
J'y penserai...Parfois il existe un autre chemin : la patience...
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La patience ne mène pas au changement de soi, je ne crois pas.<br />
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La patience envers les autres peut-être utile mais envers soi ?<br />
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Ah ça y est j'ai retrouvé ...pour possible !<br />
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Par la psychanalyse je peux te dire à ce jour que j'ai pu me "défaçonner" et être enfin "moi" vraiment...avoir accès à l'inconscient...arriver à décrypter son intérieur : rare, précieux,<br />
unique.<br />
Si tu as la "patience" de tout lire tu pourras voir tous les processus que j'ai utilisé pour le faire et ça fonctionne mais cela s'appelle un travail et ne porte pas d'autre nom.<br />
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