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L'histoire d'un parcours de vie changé par des douleurs morales et physiques dues à la chirurgie esthétique. Alors depuis : "La vie ne se compte pas en respirations mais en moments qui t'ont coupé le souffle"

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Perte













     "Je vis de mon désir de vivre" Miguel Cervantès




J'avais un tel amour pour eux que mon mari en devenait jaloux.
Il était persuadé que j'avais un amant dans le groupe.
Comment la sexualité pouvait-elle exister dans cet état ?
Nous l'avions enfouie entre nos jambes, dissimulée, oubliée.
Nous ne cherchions que tendresse, caresses de paroles, douceur, l'acte sexuel était pour nous plus que secondaire.
Nous cherchions à sauver notre peau.
A tel point secondaire que bien évidemment je n'avais plus de relations sexuelles avec mon mari qui ne comprenait toujours pas.
Comment l'acte sexuel pouvait-il être indispensable ?
Le corps et l'esprit ne font qu'un, sont indissociables.
Notre esprit était accaparé par la douleur, la tourmente et la mort.
Notre corps faible, effacé, absent.
Comment faire l'amour dans de telles conditions ?
Moi je n'ai pas su.
La dépression était toujours là, bien présente.
Elle me le fit savoir très vite au cas où je l'aurais oubliée.
Un matin en me coiffant la brosse était recouverte de cheveux.
Mon bain terminé, le fond de la baignoire était tapissé de grandes mèches blondes.
Je n'eus pas le choix.
Chaque jour des touffes tombaient me laissant devant ma glace désemparée, une nouvelle épreuve se présentait.
Je n'imaginais pas à quel point la chute de ma chevelure pouvait autant m'effrayer.
La terreur s'empara de moi à nouveau et j'étais prise de tremblements incontrôlables de ma main renfermant une nouvelle poignée de mes cheveux, de moi.
Je repartais en miettes, en lambeaux.
Cela ne finira donc jamais ?

Suite






 







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P
<br /> J'arrete pour ce soir de te lire.Je te dis Bravo.Bravo d'avoir osé dire avec des mots dignes d'un ecrivain, tout ce que tu as subi. Je suis moi même en therapie,j'ai voulu franchir le pas de<br /> l'autre côté une fois,je sais que si j'arrete les anti depresseurs, qui mettent bien un voile comme tu le dis, je serai de nouveau tentée ...J'ai fait du mal par ce geste à ma fille et à mon<br /> (petit) entourage, je ne dois pas recommencer.Je vois un psy depuis plusieurs mois, à suivre....<br /> <br /> <br /> Je reviendrai te lire, j'espere que tu vas mieux, que tu t'es acceptée, que tu as résolu tes problemes, que tes filles n'ont pas trop souffert de la maladie de leur maman. <br /> <br /> <br /> Amicalement<br />
Répondre
L
<br /> <br /> Merci de venir me lire...<br /> <br /> <br /> La psychanalyse est un magnifique voyage terriblement difficile et douloureux mais unique.<br /> <br /> <br /> Mes douleurs sont là mais la dépression est loin.<br /> <br /> <br /> Je me connais bien et aussi l'être humain en général.<br /> <br /> <br /> Continue ne t'arrête pas et va jusqu'au bout car le résultat est merveilleux.<br /> <br /> <br /> Courage !<br /> <br /> <br /> <br />
C
<br /> <br /> L'impression que cela ne finira jamais est terrible. Pourtant.....heureusement que les fruits du long travail accompli finissent par se montrer.<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
L
<br /> <br /> C'est long très long mais "possible" et quel voyage !<br /> <br /> <br /> <br />
O
Je laisse cette lecture pour ce soir. Je viendrai te retrouver demain. Ton récit est passionnant, terrifiant. Merci et bravo pour avoir eu le courage de partager cette épreuve ! 
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L
<br /> C'est toi que je remercie sincèrement de prendre le temps de me lire et peut-être d'informer d'autres des dangers...c'est mon but<br /> <br /> <br />
C
il y a des blogs qui mette un peu ko<br /> remarquablement écrit et qui laisse perplexe<br /> la sexualité n'est ni un aboutisement ni même un accomplissement .<br /> c'est un partage et ma foi on est egoiste a certaines périodes de notre vie<br /> je reviendrais te lire plus en detail
Répondre
M
Bonjour Lmvie,<br /> <br /> <br /> <br /> J'ai été faire un tour sur ton blog et j'ai vraiment été touché par ton histoire (chirurgie plastique). Lorsque tu dis qu'à 40 ans tu avais envie de changer de visage, de changer d'une certaine façon cette femme passionnée, extrêmiste...ça c'est moi. J'exerce une profession qui se pratique dans un cadre de droit et également dans un cadre psychothérapeutique. Lorsque j'ai débuté dans cette profession (idéaliste on me décrit) je croyais venir à la rescousse des plus démunis. Erreur, dans ce métier on n'a pas le droit d'avoir d'émotions,c'est très mal vu. On ne doit pas vouloir trop aider, ni trop s'impliquer. En fait, on doit traiter les humains comme des numéros..."n'oublie pas que ce n'est qu'un travail". Pour moi c'est impossible d'être mesuré à la souffrance des autres et de m'en foutre, c'est impossible de tout oublier le soir en rentrant à la maison lorsque je sais qu'un individu est en train de jouer sa vie, celle de ses enfants et de sa femme...mais dans ce milieu c'est que je ne suis pas normal. On considère la sensibilité comme une tare, une faiblesse alors que je considère que c'est l'inverse. J'en suis donc à un carrefour de ma vie où je m'interroge sur mon avenir. Je n'ai plus le goût de retourner me battre. Je comprends parfaitement les raisons qui avaient pu te motiver à vouloir changer de peau. Ma vie serait beaucoup plus facile si j'arrivais à être un peu plus conformiste. Pour moi, c'est la plupart des gens qui passent à côté des vraies choses dans la vie. Ceux qui comprennent cela et sont d'accord avec moi sont souvent ceux qui se ramassent dans mon bureau...ceux que l'on voit comme des faibles, des démunis: ils ne sont juste plus capable de digérer cette société, son mal de vivre et surtout son absence de plus en plus grande de sensibilité.<br /> <br /> <br /> <br /> Merci pour ton acceuil<br /> <br /> Merci pour ton témoignage<br /> <br /> Merci pour ton courage<br /> <br /> <br /> Marie-ppp
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