Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'histoire d'un parcours de vie changé par des douleurs morales et physiques dues à la chirurgie esthétique. Alors depuis : "La vie ne se compte pas en respirations mais en moments qui t'ont coupé le souffle"

Publicité

Plage

     




 "Ici bas, la douleur à la douleur s'enchaîne, le jour succède au jour, et la peine à la peine". Alphonse de Lamartine




Plage dans les deux sens du terme.
Celle que je parcourais était bien réelle.
Je marchais le long du rivage, traînant mon corps décharné.
Les cocotiers baignés de soleil laissaient choir bruyamment leurs palmes mortes sur le sable farineux, gris.
Le bruit était impressionnant et le sol tremblait lorsqu'elles tombaient.
Le son de leur chute s'accompagnait de celui de la barre colossale, rugissante, énorme vague qui se cassait avec un vacarme assourdissant et déferlait jusqu'à mes pieds, puis se retirait avec une telle puissance qu'elle me déséquilibrait.
Elle aurait pu m'emporter.
Je ne l'ai pas choisi même si je fus tentée maintes fois.
Ces bruits je les aimais.
Ils me rappelaient que je faisais malgré tout partie de quelque chose, si ce n'était plus de la société, c'était de la nature, de l'univers.
Là j'existais encore, peu, mais j'existais, du moins je m'en persuadais.
Je portais un chapeau en pagne coloré, car le soleil violent était chose révolue pour moi.
Un simple chapeau, léger comme une plume et qui pourtant pesait une tonne tel un heaume sur mon crâne solidifié.
Car si j'avais réussi un tant soit peu à émerger, mon visage lui se souvenait et me disait que ce n'était pas fini.
Loin de là.
Jamais je n'aurais imaginé que j'étais un embryon de moi, que j'abandonnais à jamais un être humain, et que "l'autre" qui allait apparaître n'était que le vrai moi-même.
J'étais en transit, je n'étais plus celle d'avant mais je n'étais pas non plus la nouvelle.
Situation très inconfortable.
J'aurais aimé lui dire:
"Bienvenue étrangère,je ne te connais pas...qui es-tu ?
J'ai peur.
Très peur.


Suite











Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
Q
Je n'ai rien à te pardonner... vraiment ! Bisous
Répondre
L
<br /> Merci...<br /> <br /> <br />
Q
C'est vrai, c'est un peu différent. Pardon, je n'ai pas employé le bon mot. 
Répondre
L
<br /> Oh mais pas utile le smiley rouge !!!<br /> <br /> Tu sais j'ai mis vingt ans en travail sur moi à trouver le juste mot, mettre le juste mot sur le bon sentiment, ne pas confondre alors je suis terrible !<br /> Pardonne moi<br /> Bisous<br /> <br /> <br />
Q
Je me dis que tu t'es ensuite reconnue... alors j'ai moins peur.
Répondre
L
<br /> Reconnue ? non<br /> <br /> Trouvée oui.<br /> <br /> <br />
M
... venue juste pour semer un peu tendresse... tes textes sont si touchants. Amitiés
Répondre
D
Bonjour Lmvie,<br /> <br /> Je trouce ce texte très beau,très émouvant.<br /> <br /> Cordialement<br /> Dominique
Répondre