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L'histoire d'un parcours de vie changé par des douleurs morales et physiques dues à la chirurgie esthétique. Alors depuis : "La vie ne se compte pas en respirations mais en moments qui t'ont coupé le souffle"

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Diagnostique



                                            "Seul un désir peut mettre l'appareil psychique en mouvement". Sigmund Freud





J'avais maintenant le désir de m'ouvrir aux autres mais vraiment.
De m'ouvrir à cette vie merveilleuse malgré mes cadenas.
J'allais entreprendre une nouvelle démarche, un nouvel espoir encore et encore et toujours.
Brève très brève.
Je pris rendez-vous avec un faciathérapeute, je ne savais même pas que cela pouvait exister.
Deux séances suffirent à me faire comprendre que j'allais encore repartir de ces consultations l'estomac à l'envers, et le coeur une fois de plus dans les talons.
Un généraliste me conseilla alors d'aller rencontrer à nouveau, un chirurgien esthétique afin d'avoir son avis.
Simple la démarche.
Je ne risquais pas grand chose si ce n'était un verdict.
Un de plus, un de moins...
La consultation dura cinq minutes, cinq petites minutes que je n'oublierai jamais.
Je lui expliquais.
Il se leva, et avec ses doigts suivit exactement le trajet de l'étau.
Je rêvais là.
Il était le premier après quatre longues années à "concrétiser" de ses phalanges ma douleur.
Il savait.
"Section des deux nerfs auriculaires et section des nerfs frontaux".
Et ajouta: "Ce n'est pas le professeur T qui vous a opérée".
"Impossible, jamais il ne vous aurait anesthésié huit heures, jamais vous n'auriez eu ces marques et déchirements et en aucun cas il n'aurait commis l'erreur de sectionner ces nerfs, c'est le BAba de la chirurgie."
"Ses élèves vous ont opérée".
"Cela ne repousse pas, le temps améliorera les choses, un réseau parallèle se formera, soyez patiente".
Je restais muette plusieurs minutes, sonnée, ko.
Puis la question:
"Combien de temps ?"
La réponse:
"Des années".
Ce furent ses derniers mots.

Suite





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Q
Juste un merci pour ta réponse...
Répondre
L
<br /> <br /> <br /> <br />
Q
J'ai envie de te demander "et maintenant ?"Mais tu n'es pas obligée de répondre. Je suppose que je saurais un peu plus loin.
Répondre
L
<br /> Des "réseaux" furent sectionnés forcément et un tissu fibreux s'est formé...mais je n'ai jamais su vraiment la seule chose que je sache c'est que je souffre toujours...<br /> <br /> <br />
C
Se résigner : jamais. Accepter, s'accepter : sans doute, non, Lmvie ?
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L
<br /> Pour s'accepter je crois qu'il y a aussi certaines choses, à "accepter" avant...c'est cette acceptation qui mènera à l'acceptation de soi...<br /> Accepter d'être malade pour se soigner par exemple..............<br /> Bises<br /> <br /> <br />
C
Ce sont des élèves qui t'ont opérée, si longtemps... 8 heures ! Une vie. Je t'embrasse et je pose ma main sur tes souffrances. Chris.
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L
<br /> Huit heures...un vol vers l'Asie...un vol court pour ce continent, il y a plus long vers lui...<br /> Relativité du temps...<br /> <br /> <br />
L
Je vais dire connement que te lisant j'avais l'impression d'y être. Je commence à entrer dans ton mal de l'époque. Pardonne moi si c'est bête ce que je dis.<br /> tendrement,
Répondre
L
<br /> N'entre pas trop, ne prend pas trop de la souffrance de l'autre tu as assez de la tienne<br /> Je t'embrasse<br /> <br /> <br />