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L'histoire d'un parcours de vie changé par des douleurs morales et physiques dues à la chirurgie esthétique. Alors depuis : "La vie ne se compte pas en respirations mais en moments qui t'ont coupé le souffle"

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Pardon ?



                                                               "Ce que tu donnes est à toi pour toujours, ce que tu gardes est perdu à jamais". Eric Emmanuel Schmitt.




Je lui expliquai mes difficultés à me faire aimer d'elle.
Jamais je n'ai utilisé le "tu" accusateur, le "tu" qui tue.
"Je" lui disais-je.
Elle le prit mal, très mal, mais tant pis, je n'avais plus le choix.
Je ne voulais pas me laisser assaillir, replonger.
Je ne supporterai pas d'être tourmentée à nouveau, je devais aller "au bout" de mon chemin, quelque soit le prix à payer, quelques soient les détours, les écueils, les murs auxquels je me heurterai...
Je payerai cher, très cher...car il faut savoir que dans ce genre de travail sur soi la machine ne fait "jamais" marche arrière, ce qui est changé est changé.
Son silence dura des mois, mais cette "coupure", une de plus, m'était vitale.
Puis elle "pardonna"...mais je n'avais rien à me faire pardonner !!!
Fonctionnement familial que j'ai vécu toute mon enfance.
Lorsque le martinet cinglait mon corps je devais en plus "demander pardon" à ma mère et tant que je n'avais pas prononcé ce mot "magique" à son endroit, elle restait muette, m'ignorant, niant mon existence.
Traumatisant pour une petite fille.
Accès à mère impossible.
Puis nous nous revîmes dans de meilleurs conditions.
Elle avait quelque peu changé à mon égard et je me sentais de ce fait "mieux".
Cela n'avait pas été vain et stupide.
Mais ce n'était que le début d'un long monologue que je sortirai de mes tripes sur un divan.
Il me permettra de "l'atteindre", d'obtenir ce fameux accès verrouillé depuis des années, pendant sa maladie l'an passé et cette année ainsi que sur son lit de mort où je l'accompagnerai.
Pour arriver à cette fin de voyage apaisée il me fallut vingt années de ma vie.
Je ne le regrette pas car au bout du périple, "ma quête" je l'avais.

Suite





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Q
Demander pardon sans savoir pourquoi...Se sentir coupable d'un crime que l'on n'a pas commis.Il n'est pas toujours facile de l'éviter.
Répondre
L
<br /> Inévitable même, la culpabilité est ce que j'ai eu le plus de mal à sortir de mes tripes sur un divan...<br /> <br /> C'est refoulé très refoulé...et cela prend des formes incroyables.<br /> <br /> Par contre lorsque j'ai pu l'extirper ce fut salvateur pour moi...mais on y laisse des plumes...et à partir d elà la protection devient nécessaire car la prise de conscience est énorme...j'en fus<br /> sidérée moi même<br /> <br /> <br /> <br />
J
ce récit est boulversant. J'ai beaucoup de mal avec la violence entre parents et enfants, ça m'affecte profondement.<br /> je t'embrasse Lmvie
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K
Je t'embrasse aussi très fort!<br /> Cédric
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C
il n'y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre comme on dit... tu es admirable mais si je sais que les regards extérieurs n'ont pas de poids face à une situation intimement vécue. tu es admirable (bis). chris.
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L
<br /> le bis me touche tellement que j'en suis gênée...<br /> merci à toi<br /> <br /> <br />
L
Comme je voudrais être sûr de n'avoir pas ainsi brisé mes deux petites âmes !<br /> douce nuit à Toi,
Répondre
L
<br /> Sûre...impossible, jamais en ce qui me concerne...<br /> <br /> <br />