L'histoire d'un parcours de vie changé par des douleurs morales et physiques dues à la chirurgie esthétique.
Alors depuis : "La vie ne se compte pas en respirations mais en moments qui t'ont coupé le souffle"
"Pleurer sa mère c'est pleurer son enfance, je ne suis plus un enfant et je n'en reviens pas". Albert Cohen
Un nouveau malaise s'empara de moi. Ce qu'il y a de bien avec la psychosomatique c'est que cela vous remonte à la "gueule" et avec un peu d'habitude, d'écoute, d'attention on peut éventuellement se pencher sur le problème si on souhaite s'en donner la peine, ou bien courir chez le toubib et se faire "soigner" pour autre chose...cela rassure. On ressort avec un diagnostique d'un professionnel complètement "libéré" d'une éventuelle autre possibilité. Cela apaise...pour combien de temps ? Un exemple basique, si vous avez une angine, et que vous ne pouvez plus parler, il est aisé de prendre des antibiotiques mais beaucoup plus inconfortable de se poser la question suivante: Qu'est-ce que je ne veux pas, ou ne peux pas dire"? Mais ceci est une autre histoire qui ne m'appartient plus. Bref je reviens à ce malaise le laissant s'emparer de moi, pour qu'il me parle. Surgit alors un sentiment d'injustice qui monta dans ma gorge. Il avait une odeur lointaine, un goût de poussière, de grenier, de vieux. Ah non ! je n'allais pas replonger dans le passé... Et bien si. J'aurais pu à ce moment précis avaler un quelconque comprimé pour la nausée, le stress ou que sais-je d'autre... Bien sûr je ne le fis pas. Je laissais mon esprit s'emparer d'une image qui ne tarda pas à arriver si on lui "autorise" l'accès: celle de ma mère. Il me semblait avoir "réglé" l'affaire et mes "comptes" avec elle en psychothérapie...bien sûr que non. (L'analyse me permettra de découvrir par la suite que la "toute puissance" n'est pas du "côté de la barbe" comme nous le contait Molière mais maternelle et là on s'attaque à un gros poisson). Associée à l'image, bien sûr à son tour le sentiment redoutable et redouté émergea: "la haine". Compagne indissociable de l'amour...son pendant. Je mis un mois avant de prendre la plume pour lui écrire, non pour lui "dire" ou plutôt lui écrire mon analyse du passé, mais mon ressenti présent qui me faisait souffrir. Elle avait soixante dix ans à l'époque. Allait-elle comprendre ?, allais-je me faire comprendre ? Je l'ignorais mais il le fallait.
Sans aucun doute...Je sais que je réagis aussi à certains romans plus qu'à d'autres... Je crois que tu écris aussi de façon à faire pénétrer ton lecteur dans le récit. Il pourrait être différent.Là, nul ne peut rester indifférent.
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Nous sommes plus ou moins réactifs à des écrits ou a des films ou a des situations en fonction de ce que nous sommes en fonction de notre histoire...<br />
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Si comme tu le dis "nul" ne peut rester indifférent...j'aurais alors réussi à faire passer mon message<br />
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Merci de me le dire, c'est une récompense pour moi<br />
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Q
Quichottine :0010:
13/03/2009 00:30
J'ai du mal à imaginer ce qu'auraient été mes relations avec ma mère si elle avait vécu.... mais je ne sais toujours pas pourquoi en te lisant j'oublie que je suis en train de te parler en public.Il faut aussi que j'y réfléchisse.
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Je crois que tu "oublies" simplement parce que ce que tu lis te concerne aussi...<br />
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L'étude de l'être humain peut déranger, elle est souvent décriée, mais quoiqu'on en dise elle "attire" irrésistiblement...<br />
De ce fait mon histoire bien que personnelle, reprend les grandes lignes du fonctionnement humain "en général"et chacun peut y puiser de lui même.<br />
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Dans les livres "théoriques" cela "parle" moins, un récit personnalisé renvoie à soi.<br />
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S
stella dubois
14/10/2008 15:26
Le lien à la mère, amour inconditionnel enfant, haine ou amour plus tard ??? Je ne me pose pas la question. Ma mère c'est ma mère, point barre, quelle qu'elle soit.Mais c'est moi... Bisous ma douce amie.
Albert Cohen... un auteur que j'ai toujours lu avec beaucoup de plaisir.<br />
mère-enfant, une relation si particulière, mais qu'il est nécessaire de comprendre pour grandir en paix,<br />
tendresse