L'histoire d'un parcours de vie changé par des douleurs morales et physiques dues à la chirurgie esthétique.
Alors depuis : "La vie ne se compte pas en respirations mais en moments qui t'ont coupé le souffle"
"Le souvenir du bonheur n'est plus du bonheur, le souvenir de la douleur est de la douleur encore" George Gordon
Les muscles du cou m'étranglaient et m'étouffaient. Je travaillais à l'époque soixante quinze heures par semaine et devais courir à longueur de journée dans une salle de six mille mètres carrés aux milieu des regards interrogateurs et souvent narquois des clients. Je ne trouvais de réconfort, auprès de personne. La chirurgie esthétique est considérée comme un luxe, un choix délibéré, et même si l'issue est douloureuse parce que ratée, elle n'inspire aucune compassion. Dès l'instant ou votre démarche s'adresse au superflu, à l'inutile, quelques soient les conséquences vous ne recueillerez aucun sympathie, aucune compréhension. Un résultat "raté" n'est pas pris en compte, car vous avez délibérément choisi cette opération. Elle n'était ni urgente ni vitale.... Non jamais vous n'avez choisi de souffrir ou d'être balafrée, ou défigurée ni marquée au fer rouge dans votre chair et votre coeur !!!! Par contre vous auriez les mêmes séquelles provoquées par un accident ou une maladie, chacun compatirait, irait de sa petite phrase rassurante et vous aiderait éventuellement. Là vous êtes devant un mur de désintéressement total accentuant votre douleur. Le raisonnement d'autrui est simple pour ne pas dire simpliste : Vous avez payé, donc vous avez les moyens, donc vous n'êtes pas à plaindre" Et vous entendez couramment: "Elle a de beaux seins ! oui mais elle les a fait refaire....et alors s'ils sont beaux, ils sont beaux !!! "Elle semble jeune ! oui mais elle s'est fait tirer la peau ! et alors ???????????? Le principe est le même pour l'homosexualité, "il est beau ce type" ! oui mais il est homosexuel et encore ce serait plutôt PD...je le sais j'ai des amis homosexuels. Le "mais" prend toute l'ampleur de la marginalité, du rejet dans lesquels vous vous retrouvez. Et ce petit mot devient un véritable coup de couteau que tout un chacun enfonce dans la plaie de celui dont la souffrance est déjà suffisament intense. Tolérance où es-tu ?
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Coucou,<br />
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Je suis revenue et de nouveau parmi les blogueurs, et opérationnelle pour passer te voir et te demander si tout va bien pour toi.<br />
Bonne soirée<br />
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bisous.<br />
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Oui, c'est vrai ce que tu dis... si tu avais eu un accident, tout le monde t'aurait plainte mais là... ? Intolérance et je rajouterais... jalousie !<br />
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Il est vrai que les gens sont parfois méchants et cons!...La tolérance passe aussi pour soi-même, s'accepter au naturel est une part de tolérance!...En général, si on ne l'est pas, les gens ne le sont pas non plus!...(Ce n'est pas un reproche, mais je pense que vous avez compris cela après plusieurs années, même s'il est trop tard...L'essentiel est d'avoir la santé et surtout la beauté du coeur!!!...A bientôt
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Oui mais la santé je ne l'avais pas car la dépression est une maladie, peu reconnue à l'époque certes mais maladie quand même et terriblement douloureuse.<br />
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Maintenant tout est différent.<br />
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A bientôt et merci beaucoup<br />
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S
siratus++:0010:
11/06/2009 00:45
Tu poursuis ton calvaire... Très juste, ta réflexion sur le "mais". Tolérance ? Plutôt compassion devant quelqu'un qui souffre avec courage.Gros bisous, Isabelle
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Pour la tolérance je dépassais le statut de "souffrant" je parlais de la "différence" et notre société accepte-t-elle la différence ?<br />
Difficilement.<br />
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Je te remercie de me lire, je suis toujours "touchée" quand une personne prends le temps de le faire<br />
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Je t'embrasse<br />
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L
Lorraine
25/05/2009 11:11
La tolérance? Elle est très rare, l'ironie, la méchanceté par contre courrent les rues. Les gens sont simplistes; comme tu dis "Elle a payé, donc elle a du fric. Et si c'est raté, bien fait pour elle". Ecoeurant. La souffrance n'a pas de prix, d'où qi'elle provienne. L'accueil, la compréhension pourraient pourtan atténuer la douleur. Mais l'égoïsme prend souvent le dessus. Je te suis dans ton récit, Lmvie. Je viens de lire tout jusqu'ici. Je reviendrai, je t'embrasse.