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L'histoire d'un parcours de vie changé par des douleurs morales et physiques dues à la chirurgie esthétique. Alors depuis : "La vie ne se compte pas en respirations mais en moments qui t'ont coupé le souffle"

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Le deuil


"J'ai été au cinéma voir un film en noir et blanc, pas en couleurs, je suis en deuil". Raymond Devos

Chacun de nous a eu ou aura a affronter une expérience douloureuse.
Je l'aimais, il ou elle est morte.
Déchirés nous le sommes jusqu'au plus profond de nous au point parfois de vouloir mourir soi-même.
Dans un vieux couple la mort de l'un peut entraîner celle de l'autre.
Mais la plupart du temps cela cicatrise et la vie repart.
Que se passe t-il pendant cette période de deuil ?
Etant donné qu'on n'oublie jamais celui ou celle qu'on aimait.

C'est une lente guérison, le traumatisme s'atténue, les forces se reconstituent, on recommence à avoir envie de sortir, de s'intéresser à quelque chose, on se surprend à rire, on s'attache à quelqu'un...
L'envie de vivre renaît.

Ce "travail" de deuil est à faire dans bien d'autres cas que celui de la mort d'un être aimé : il est à faire après toute disparition : séparation, rupture...
La douleur peut-être intense ça on le sait.
Il est des personnes, pour ne pas connaître cette souffrance, qui se gardent de tout engagement important.
Faisant de leur vie une vie de rencontres amoureuses et sexuelles, laissant une certaine distance, affirmant leur liberté plutôt que de reconnaître un sentiment de vide et de solitude.

Chacun fait comme il peut.
Mais qu'est le "travail de deuil" au juste ?


Suite : Ici











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L
<br /> J'allais te poser la question : et alors que fait on ! moi, je clique.<br /> tendrement.<br /> <br /> <br />
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L
<br /> Quand on "clique " on ne "claque" pas <br /> <br /> Doucement<br /> <br /> <br />
S
<br /> je suis revenue comme prévu, il me faudra encore du temps pour entamer mon deuil, mais ça viendra..<br /> merci pour cet aricle. gros bisous à toi<br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> Le temps est utile dans ce travail<br /> <br /> <br /> Bisous<br /> <br /> <br />
S
<br /> Je dirai que c'est d'accepter les faits tels qu'ils sont sans vouloir les changer. La mort est ce qu'il y a de plus terrible parce qu'elle est irrévocable mais son point positif c'est qu'elle ne<br /> donne aucun espoir. A l'inverse pour une rupture ou une séparation, l'être qui souffre peut toujours imaginer un happy end et du coup entretenir son mal en espérant des jours meilleurs, en<br /> s'imaginant une scène future... Du coup, le travail de deuil peut être mis à l'écart mais la douleur s'incrustera et reviendra dès que le temps sera trop long ou qu'un objet, un souvenir qui<br /> rappelle la personne surgira.<br /> <br /> <br />
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L
<br /> Le travail de deuil est souvent mis à l'écart dans les deux cas, ce qui fait, comme tu le dis si justement, l'émergence d'une ou de plusieurs souffrances parfois toute une vie...<br /> <br /> La dépression nerveuse peut-être liée à ces émergences qui deviennent des "déclencheurs", ou bien certaines personnes ont un mal être fréquent.<br /> <br /> Ce qui n'est pas "liquidé" est bien là.<br /> <br /> Merci à toi<br /> <br /> Bises<br /> <br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> Une bonne question que voilà....<br /> je me précipite sur l'article suivant.... <br /> <br /> <br />
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L
<br /> Une dame qui m'était chère me disait : "Nous sommes pressées, allons doucement"<br /> <br /> Bisous<br /> <br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> en même temps, le travail de deuil se fait parfois avant.<br /> je veux dire que rien n'oblige à l'attachement<br /> l'attachement est dissociable de l'amour<br /> la preuve s'il en est on aime ses parents et pourtant on peut vivre loin d'eux quand ils sont grands, on les aime mais on se détache doucement...<br /> la perte est une notion intimement liée à celle de la "fin"<br /> pour ceux qui ne concoivent pas la mort comme une "fin", ni la vie comme unique et éphémère, la mort n'est qu'une continuité sur un long chemin, une étape<br /> et la rencontre de même,<br /> pour ceux qui se savent seul, toujours, de la naissance à la mort, et qui se savent un élément d'un ensemble, le deuil est une chose bien différente.<br /> certains même ne parlent plus jamais des défunts, les laissant libres de se détacher de leur environnement affectif, une fois l'enveloppe charnelle évanouie...<br /> <br /> bien sûr la tristesse de ne plus partager des souvenirs, une mémoire commune, des complicités, est essentiellement une frustration avant d'être une notion d'amour<br /> bien sûr il y a les conditions du décès, qui modifient l'approche générale et lui donnent son caractère d'épreuve<br /> encore une fois intervient la culture, pour ceux qui nourrissent la notion de karma, la survenue d'un événement apportant un décès n'est qu'une continuité dans un parcours, il n'est pas de<br /> tergiversation de l'ordre de l'injustice, de la culpabilité, de la responsabilité de quiconque... c'est un dessein indiscutable<br /> là encore la notion de deuil s'en trouve modifiée<br /> <br /> c'est pourquoi il me semble fort difficile d'affirmer un concept absolu autour du deuil...<br /> et de son traitement<br /> il y a la particularité événementielle<br /> la culture d'origine et/ ou d'adoption, et puis l'entourage plus ou moins positif, plus ou moins réconfortant ou aggravant...<br /> <br /> j'ai connu plusieurs deuils proches et les ai vécu de façon différentes bien sûre, mais j'ai surtout vu comment d'autres proches les vivaient... j'ai ressenti plus de douleur pour les vivants<br /> attachés aux défunts que pour moi-même ou pour les défunts...<br /> honnêtement, je ne saurais dire autrement que le deuil est un travail qui se rapproche de la gestion de la frustration, de la valorisation du présent, lucide, cohérent et détaché...<br /> et je ne dis pas cela seulement parce qu'une distante s'est faite d'avec des événements énoncés, mais parce que c'est ainsi que je l'ai perçu très jeune.<br /> j'espère ne bousculer personne en disant cela, et respecte profondément la douleur de la perte que je reçois plein pot de ceux qui font ce travail de deuil, mais je n'ai jamais vraiment ressenti<br /> cela et ne saurais dire quelles sont les circonstances qui portent une telle difficulté...<br /> peut-être aussi que le travail qui s'est fait était moins visible et que je n'aurai pas su l'analyser tel...ce n'est pas impossible...<br /> bisou à toi ma très chère...<br /> <br /> <br />
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L
<br /> Absolument on peut effectivement faire un travail de deuil "avant".<br /> <br /> Ce que tu appelles "l'attachement", est appelé en psychanalyse "le lien" quasi indestructible.<br /> <br /> Tu évoques le deuil uniquement en cas de décès, je balaye un peu plus large, c'est à dire qu'il concerne aussi d'autres situations que le décès (ruputre amoureuse, exil, expatriement et j'en<br /> passe).<br /> <br /> Par contre, je ne parle ici que du "travail psychanalytique" (la psychanalyse étant le fil conducteur de mon blog et je ne parle que de ce que je connais et témoigne )et de rien d'autre, et<br /> j'essaye avec des mots simples d'expliquer ce qui est compliqué, très complexe même.<br /> <br /> Il est une évidence que si je généralisais, je parlerai de cultures différentes, de religion, ce qui n'est pas le sujet de ce que je veux faire passer.<br /> Car dans ce cas il me suffirait de prendre des ouvrages et de les citer.<br /> <br /> Ce que je veux faire passer et c'est très difficile c'est "un mécanisme", un "processus", pas de la théorie, de la pratique car vois-tu j'entends tellement cette expression galvaudée par les médias<br /> que je ne suis pas certaine que chacun s'y retrouve dans la signification même de cette expression.<br /> <br /> C'est toute la différence entre le raisonnement et le travail sur l'inconscient.<br /> Il n'est pas ici question de "comment vivre" son deuil.<br /> Car chacun le vivra à sa manière, selon sa religion, sa culture et bien d'autres facteurs.<br /> <br /> Je reste uniquement dans le cadre de la psychanalyse et je le redis. C'est un travail qui s'apprend comme n'importe quel autre travail psychanalytique.<br /> Il n'y a rein à "gérer" en psychanalyse, l'inconscient ne se gère pas, il s'écoute.<br /> <br /> Oh que j'aime quand tu on discute ainsi...mais voilà il y a la limite de l'écran, dans la réalité nous pourrions...mais faisons là avec notre frustration respective<br /> <br /> Bisous bisous<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />