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L'histoire d'un parcours de vie changé par des douleurs morales et physiques dues à la chirurgie esthétique. Alors depuis : "La vie ne se compte pas en respirations mais en moments qui t'ont coupé le souffle"

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Deuil

                                                                   






"La mort ferme les yeux des morts et ouvre ceux des vivants".
Gilbert Cesbron






Je l'ai accompagné dans son cercueil et n'ai pas un seul instant détourné mon regard de son visage.
J'ai vécu les phases de mon chagrin les unes après les autres.
Je n'ai rien occulté et ai vécu en toute conscience profonde ma tristesse.
Ne pas fuir, ne pas partir en courant, surtout pas, ne pas retenir...
Sinon je serai forcément rattrapée ou je fuirai "avec".
Mais vivre l'instant dans toute son intensité même la plus difficile afin de le liquider.
Si c'est le travail avec les psychothérapeutes qui m'a donné la force d'être en communion avec mon père en son dernier instant, je les remercie.
Si mes douleurs au visage m'ont permis "d'être" avec lui au seuil de "son passage", je ne regrette plus mon acte.
Je crois souffrir moins de son absence pour avoir vécu chaque phase de mon chagrin en toute clairvoyance.
Quand je pense à lui maintenant, une immense paix m'envahit.
J'ai pu dès ce jour, porter un autre regard sur le quotidien.
Le travail que j'avais effectué sur "l'ici et maintenant", indispensable pour être dans le vrai sentiment et non dans la confusion, portait enfin ses fruits.
On ne fait pas son deuil, on fait un "travail" de deuil, des êtres, des choses, de moments...
Oui c'est du boulot, un vrai boulot, c'est long, très long, et c'est dans le "parler" que cela se passe et non dans le silence.
Pour que la souffrance s'apaise et ne laisse pas trop de séquelles, il faut la vivre et la revivre, et la dire et la redire, la "rabâcher" pour qu'un jour le souffle renaisse.
Et en finir enfin avec les démons du passé.
Ce que j'ignorais encore à ce jour précis c'est que j'allais encore avoir à en découdre avec lui sur un divan pendant de nombreuses années.

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Q
... C'est vrai que ça fait un peu bizarre comme commentaire ...Mais c'est vrai aussi : quand je te lis, je réfléchis... avant, pendant, après... souvent !
Répondre
L
<br /> Si mes écrits t'apportent "une réflexion" qui elle même peut t'apporter de toi...alors...<br /> <br /> <br />
Q
Dire et redire...Je ne sais pas. Je te lis, et je réfléchis.
Répondre
L
<br /> Je te laisse à ta réflexion.<br /> <br /> <br />
A
Je reviens sur ton blog, tu dis des choses tellement essentielles....à faire partager à transmettre....quand mon père j'avais 30ans, je ne savaisnrien de la,vie, rien de la mort, personne n'a pu l'accompagner, tout le monde était dans le déni de sa mort par ce que dans le déni de la mort; comme il a été dans la solitude et l'abandon cet homme. C'est si simple d'être là, de dire: "c'est dur, je sais,tu peux partir en paix".<br /> C'est si simple et si apaisant pour tous, cette séparation consentie humblement,nous n'avons pas d'autre choix, nous partageons tous ces passage de mort ici ou alleurs.A bientôt. Je t'embrasse
Répondre
L
<br /> Le déni...terrible mais si fréquent hélas<br /> Je t'embrasse<br /> <br /> <br />
K
Baiser!<br /> Tu es plaine de sagesse!<br /> <br /> Cédric
Répondre
M
Deuil... Je ne me suis pas "remise" du décès de ma soeur, j'ai juste appris à vivre avec. Et c'est bien vrai que la mort ouvre les yeux des vivants! Bises à toi
Répondre
L
<br /> Chacun en sa souffrance fait avec ce qu'on lui a transmis.<br /> Bises<br /> <br /> <br />