L'histoire d'un parcours de vie changé par des douleurs morales et physiques dues à la chirurgie esthétique. Alors depuis : "La vie ne se compte pas en respirations mais en moments qui t'ont coupé le souffle"
Maintenant je rends un hommage, oui je dis bien un hommage, car c'est le seul mot que je vois pour imager un geste que j'ai vu accomplir par Gérard Philippe au TNP (Théatre National Populaire dirigé par Jean Vilar) en représentation du Cid.
Large chapeau avec un grand panache blanc.
Le rideau se lève, tonnerre d'applaudissements, il entre en scène et là...il trébuche.
Il n'a pas eu un dixième de seconde d'hésitation, a ôté son chapeau de sa tête et dans un geste très large a effectué une superbe révérence...la classe, l'élégance, le talent était devant moi en personne.
Vous allez me dire où veut-elle en venir ?
Dans la vie il existe aussi ce genre de personnes, généralement ce sont les plus discrètes.
Elle l'est, très discrète, mais ce n'est pas pour autant qu'elle n'est pas.
Sur cette planète de blogs on ne peut pas "voir", d'autant plus qu'elle est dans l'ombre, dans les coulisses et les feux de la rampe l'aveugle.
Et bien moi aujourd'hui j'ai décidé de la mettre en lumière.
Dans cette pièce de théatre que nous jouons ou écrivons tous plus ou moins, si j'écris mes textes dans ma modeste prose, les décors ne sont pas de Roger Hart ni les costumes de Donal Cardwell mais d'une jeune femme délicate, fine, ce que j'appelle une "belle personne" dont la souffrance est immense, beaucoup d'entre vous la connaissent.
Moi j'ai presque honte d'écrire sur ma douleur tant la sienne est injuste et révoltante.
Elle n'est jamais dans la plainte, jamais.
Sans elle ce blog n'aurait jamais eu ce design magnifique, et moi la blogonulle je n'aurais certainement pas prétendu au niveau privilège.
Pas à pas, elle m'a guidée et aidée.
Et le pas à pas je connais.
Dans l'ombre elle s'affaire, efficace, patiente.
Le panache c'est elle qui l'a.
Son blog est une rose, elle en la délicatesse, l'éclat, la douceur et je m'y connais en l'espèce.
Notre relation épistolaire a dépassé je crois cet écran et j'en suis heureuse.
Cinq lettres paraissent toujours insuffisantes dans ces cas là, mais elle sont sincères: Merci
Permettez-moi, à mon tour mademoiselle Flo de vous tirer ma révérence.