L'histoire d'un parcours de vie changé par des douleurs morales et physiques dues à la chirurgie esthétique.
Alors depuis : "La vie ne se compte pas en respirations mais en moments qui t'ont coupé le souffle"
"Je suis las de la conversation de ceux qui n'ont ni le talent pour exagérer ni le génie pour inventer". Oscar Wilde
Je me remis en route pour Cahors afin d'y effectuer un deuxième stage d'hypnose. Nous étions en décembre et le brouillard épais symbolisait celui que j'avais dans l'esprit. Je retrouvais Mylène, la cousine de Didier, les bras toujours aussi dévastés par les "shoots", et Michèle qui avait participé au stage d'août. Je n'eus pas le bonheur de "décoincer" cette fois une partie de mon visage. Mais sous hypnose, je me retrouvais telle un têtard ??? Je me revois ramper sur le sol, sans bras ni jambes, gluante, molle, visqueuse essayant encore de trouver une issue, mon issue. Je me mis à prononcer ces paroles: "Bonjour les filles, les filles, les filles"...tel un écho... Je venais de perdre ma "carapace", mon blindage, mon costume d'homme et je venais de renaître mais cette fois en femme...enfin en embryon de femme...un têtard de femme. Pas encore la grenouille !!! Femme portant culotte pendant plus de vingt ans, je venais de baisser mon pantalon... En un mot j'étais "à poil", du moins le croyais-je car la psychanalyse, elle me mettra réellement "à poil". Sortie de l'état d'hypnose, je me sentais légère, j'avais besoin de protection, je me sentais capricieuse, je me sentais très "Delphine Seyrig", femme en un mot. Mais pas simple, car le costume porté si longtemps, vous savez celui où on se sent si à l'aise parce qu'il a "épousé" votre corps, celui qu'on nomme "sa seconde peau", et bien on l'enfile de nouveau sans même s'en rendre compte, parce qu'on croit le connaître très bien. Mais le nouveau, le fameux "inconnu" (qui dit inconnu dit peur)...et bien voilà, celui là il va falloir s'y glisser comme dans une paire de chaussures neuves qui font particulièrement souffrir. Et la marche ne sera pas aisée. Les premiers pas douloureux provoqueront des ampoules, qu'il faudra soigner, puis laisser cicatriser. Et ceux qui sont dans votre sillage ne boiteront pas forcément comme vous, ne marcherons certainement pas à la même vitesse. Tant pis, je les rejoindrai plus tard, ou pas.
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Oui comme un coquillage, mais plus de coquille !<br />
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Je t'embrasse et encore merci de ce temps en"moi"<br />
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Bisous<br />
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A
annie buche
05/10/2008 14:10
Je suis à Pékin et ne peux plus quitter ton blog, une vie,la passion de la vie avec ses fracas et ses boiteries....nous boîtons tous.<br />
Je te découvre avec tes douleurs mais surtout avec ton coeur, ton courage d'affronter, nous n'avons pas d'autre voie...pour vivre notre vie.Je viens d'être accueillie dans la communauté d'Intercoeurs, je vais m'y sentir bien. Tendresses<br />
Tendresses.
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Oui c'est une communauté magnifique...<br />
Je suis si "fière" que tu ne quittes plus mon blog et si touchée...<br />
Un grand merci<br />
Tendrement aussi<br />
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J
Julie
29/09/2008 12:50
comme une première fois sur de hauts talons... attributs féminins qui pourtant fragilisent notre démarche...<br />
tendresse
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Connaître le déséquilibre pour retrouver l'équilibre parfait<br />
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M
Malou
26/09/2008 22:35
toujours aussi forts tes mots! sans aucune complaisance. Ils sont. Un point c'est tout. A prendre ou à laisser. J'admire cette force en toi, conquise de haute lutte. Tu en témoignes aujourd'hui encore. Merci de ce que tu donnes à entendre, à comprendre, à accompagner... souffrance à l'état brut que l'on ressent dans sa chair. Douces bises, ma douce. Je pense fort à toi. Malou
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Oui c'est à prendre ou à laisser, tu as tout compris Ma Lou...<br />
Je t'embrasse<br />
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C
Chris-Tian Vidal
26/09/2008 22:34
Bonsoir amie, tu sais, je n'oublie pas les êtres qui me touchent. Comment pourrais-je t'oublier ? Voilà encore un point commun entre nous deux : l'hypnose... Avant la psychanalyse, j'ai pratiqué l'hypnose, tout comme Freud la faisait pratiquer à ces patients avant qu'il n'invente la psychanalyse, celle qui nous donne une deuxième naissance. Et ça serait là que l'on pourrait se baptiser d'un nouveau prénom. J'ai scindé le mien en deux : Chris-Tian. Le Tian, chez les Chinois, c'est le ciel. Tel un cerf-volant sur ton blog de papillons, je je fais un bisou amical, complice et fraternel et je te souhaite un excellent week-end. Je ne t'oublie pas. Chris-Tian.