L'histoire d'un parcours de vie changé par des douleurs morales et physiques dues à la chirurgie esthétique. Alors depuis : "La vie ne se compte pas en respirations mais en moments qui t'ont coupé le souffle"
Par Lmvie
" Les hommes ont tout perfectionné, sauf les hommes ". Proverbe américain
Je me sentais très proche à l'époque de ce que dit aujourd'hui Pascal Fioretto: "Les hommes mangent des Mars et les femmes des Bifidus".
Etait-ce seulement dû à ma dépression ?
Avec le recul je n'en suis pas si sûre.
Chacun sa planète.
J'étais habitée d'une sorte de sérénité nouvelle.
J'appliquais les conseils du Tao, me préoccupant du problème lorsqu'il surgissait et non avant, ce qui m'évitait d'envisager toutes sortes de solutions qui risquaient d'être inutiles si le problème n'apparaissait pas.
Le peu d'énergie que j'avais, je le gardais à notre réinsertion et à ma réinsertion "intérieure" si je puis dire.
J'avais en ces temps encore en moi, ce qu'on appelle le sentiment de "rancune", pas seulement envers lui mais envers toute ma famille bien sûr, sentiment destructeur par excellence, mais qui ne s'envole pas ainsi du jour au lendemain sans un certain travail et un avancement de quelques années dans le dit travail.
A l'heure où je vous écris ce sentiment m'est devenu étranger et cela fait un bien fou.
Auparavant je parlais sans cesse, faisais du bruit dans la maison, riais trop, agissait beaucoup.
J'étais silencieuse et pensive.
Mais on ne se reconstruit pas d'un claquement de doigt.
Il y a des étapes par lesquelles il faut passer.
Et c'est lent, un pas après l'autre.
Permettez que je souffle.
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