L'histoire d'un parcours de vie changé par des douleurs morales et physiques dues à la chirurgie esthétique. Alors depuis : "La vie ne se compte pas en respirations mais en moments qui t'ont coupé le souffle"
Par Lmvie
J'ai accompli de délicieux voyages embarqué sur un mot". Honoré de Balzac
Blanches certes mais créoles puisque nées en terre africaine, je tiens aujourd'hui à m'incliner devant leur intelligence dont une certaine définition dit : "faculté d'adaptation"
Elles l'ont eue, même si elles aussi avaient perdu une part d'elles même.
Sûrement plus que moi.
Elles étaient exilées, apatrides.
Et surtout adolescentes.
Je savais qu'une partie de leur coeur était resté accroché à la palme d'un cocotier.
Il y est toujours d'ailleurs.
Mais elles ont su aller "au-delà".
Dépasser leur douleur pour faire leurs études, se faire de nouveaux amis, de nouvelles amours, comprendre, réagir, sans forfanterie de leur expérience particulière, avec humilité, et regarder en face avec nostalgie et tristesse les photos d'elles prises sur la plage rougie par un soleil couchant, punaisées de partout dans leur chambre comme tout adolescent le fait.
Je fus pendant cette période de réinsertion si je puis dire, très proches d'elles, premièrement parce que je n'avais plus d'emploi et deuxièmement je comprenais parfaitement leur chagrin.
Je ne crois pas au hasard je l'ai déjà mentionné mais je le redis.
Il n'y en avait pas, j'étais disponible au moment où elles en avaient besoin.
La maison devint d'ailleurs un peu le refuge d'ados en mal d'amour, me confiant leur désarroi.
Il venaient filles ou garçons se confier à moi, je les écoutais avec attention.
Opération "porte ouverte", ou "coeur ouvert" ?
De notre vie à l'étranger nous avons gardé cette "ouverture de porte" si je puis dire.
Je me sens certainement bien parmi vous parce que les vôtres sont béantes.
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog
