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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 17:24


image477.gifQu'importe la douleur d'aujourd'hui puisqu'elle est le commencememt d'autre chose" Paul Claudel


Cette jolie phrase de Paul Claudel est en partie véridique, oui la douleur est le commencement d'autre chose mais le "qu'importe" est de trop surtout quand elle dure à vie.

Nous avons tous en nous notre propre image même si nous n'y pensons pas, elle est là présente à l'esprit, nous n'avons pas besoin de nous regarder pour nous représenter.
Moi les yeux fermés je ne retrouvais plus cette image et c'est une sensation terrible,une sorte de plongée dans les ténèbres, une perte, un abîme qui surgissent corporellement et moralement.
De retour sur ce continent aux odeurs pimentées, aux couleurs chatoyantes, à la musique enivrante, les choses s'accélérèrent.
Mes jambes ne me portaient plus et une immense tristesse m'envahissait et m'enveloppait tout autant que la chaleur étouffante qui est encore plus difficile à supporter du fait de ce faciès cicatriciel et de cette sensation d'étouffement et de strangulation permanente.

Le hasard n'existant pas, et je suis de l'avis de Jérôme Touzalin qui dit : " Il n'y a pas de hasards il n'y a que des rendez-vous qu'on ne sait pas lire",

je fis la connaissance de la mère d'une amie de ma fille : Marie Lyne
Petite femme brune, menue, minuscule d'une solidité, d'une volonté et d'une détermination exceptionnelles.
Elle allait faire partie de ma vie, de mon histoire.
Elle me conseilla immédiatement une psychothérapie.
Je ne comprenais pas ou ne voulais pas comprendre.
Comment pouvais-je en avoir besoin ?
Je n'étais pas folle. 
 signature5-copie-7.gif

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6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 07:58

image52.gif Mon visage avait "presque" entièrement désenflé, mais ce n'était plus le même.
Savez-vous ce que c'est que de changer de visage ? 
Je ne le souhaite à personne.
Les paupières inférieures avaient été découpées mais trop découpées, laissant un espace entre l'iris et le blanc de l'oeil. Outre l'inconvénient esthétique agrandissant un oeil vers le bas, ce qui est loin d'être le but il y en avait un autre.
La luminosité m'aveuglait et je dus porter des lunettes de soleil dans la journée quelque soit le temps, je n'ai pu les quitter l'hiver quand il n'y avait pas de soleil qu'au bout de dix neuf ans.
De plus ils avaient été également trop étirés.
Bref ce n'était plus mon regard, je me regardais sans me voir ni me reconnaître.
Vous le savez le regard est d'une importance capitale dans un visage, il peut pleurer, rire, attendrir,"capter" l'autre, moi je ne captais plus personne ni plus rien d'ailleurs.
Les côtés du visage avaient enfin cicatrisés tant bien que mal, laissant une marque semblable à une brûlure indélébile.
Du côté droit la marque du scalpel passait devant l'oreille jusqu'à la tempe...
Rien ne me parlait dans ce visage inconnu, je m'étais perdue et ne me retrouvais pas.
Les rides donnent toute sa vie au visage, toute son expression, tout son sens, chacune d'elles va raconter l'histoire de la personne en y laissant une trace si fine et si belle.
Moi je n'avais plus d'expressions, je n'avais plus d'étincelles dans les yeux, je m'étais étrangère, devenue un masque de carnaval.
Ou plutôt un masque de fer.
masque_dan_vi.jpg


 J'ai choisi ce masque DAN pour représenter ce que j'éprouvais, car il est issu du pays où je résidais et proche de mon ressenti




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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 17:02
image62.gif Il me laissait ainsi révoltée, désemparée, apeurée.
Les vacances se passèrent mal. Et pour cause j'avais l'impression de perdre la tête, si je puis dire, étant donné qu'elle était plus que présente, il n'y avait plus qu'elle, obssessionnelle.
Mon corps n'existait plus, mon visage avait pris sa place, je n'étais plus entière, je n'étais plus qu'un visage.
Sorte de pantin de bois abominable qui n'avait pas la chance d'avoir auprès de lui un Gepetto pour l'animer ni une bonne fée pour lui redonner vie.
Tous les visages que je croisais m'agressaient par leur harmonie, leur souplesse, leur vie.
Ils formaient un tout, chaque expression était à sa place, chaque ride avait sa signification, son histoire.
Moi je n'étais qu'une espèce de puzzle, de canevas mal cousu.
La dépression s'emparait de moi chaque jour davantage, m'enveloppait lentement et m'affaiblissait, j'étais rongée par ce mal que j'ignorais encore...oh combien !!! un mal aussi mal connu et incompris par mon entourage également.
Notre vie avec mon mari avait été heureuse, auprès de nos filles que nous aimions profondément.
Une vie au soleil, sous les tropiques, une vie privilégiée pour beaucoup.
Nous formions un couple envié.
J'étais l'image de la femme accomplie, travaillant comme un homme, réussissant ce que j'entreprenais, acceptant défis et responsabilités en vrac.
J'étais sollicitée, admirée, désirée.
Il fallait que cela dure. J'ignorais cependant que tout ceci fait de vous la candidate parfaite à la dépression.
Au seuil de la quarantaine ma vie basculait, et me retrouvais rejetée, incomprise, seule.

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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 14:42

  Fétiche Baoulé

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J'interrogeais mes filles qui ne voulaient pas me faire souffrir davantage (les seules) en me répondant : "Tu es jolie maman, les cicatrices ne se voient pas".
Elles se voyaient.
Je les remercie de leur adorable mensonge car je puis dire que si je suis en vie c'est un peu grâce à elles.
La cicatrice du crâne ne se referma pas. Ni celle que j'avais en moi d'ailleurs qui sera d'ailleurs beaucoup plus longue à refermer.
Le climat était trop humide et l'ouverture trop large, elle atteignait plus de deux centimètres de large et suintait sans cesse.
Je restais ainsi jusqu'aux vacances d'été, c'est à dire cinq mois sans qu'aucune cicatrice ne daigne guérir.
Nous rentrâmes en France où le chirurgien annonça qu'il fallait réopérer afin de ne pas garder un espace où les cheveux ne repousseraient plus jamais...
J'étais liquéfiée, je n'en aurai pas la force.
J'en eus la force, je ne sais pas où je l'ai puisée et me réveillai une fois de plus le visage bardé de bandes.La couture était faite cette fois à l'aide de grosses agrafes, bien rangées les unes à côté des autres, une vraie fermeture éclair allant d'une oreille à l'autre.
Mais si l'espace avait été comblé, la tension elle était bien plus forte augmentant cet étau intolérable.
Mes illusions sur la chirurgie plastique s'évanouissaient car le travail effectué ne ressemblait en rien à la première intervention, me laissant penser, et j'en suis persuadée aujourd'hui, que ce grand ponte avait laissé opérer ses élèves à sa place...c'est d'ailleurs pourquoi je fus endormie la première fois sans le voir.
Je lui écrivis à plusieurs reprises, les douleurs physiques ne satténuaient absolument pas, sans jamais avoir de réponse.
Intouchable vous ai-je dit, je le confirme, et salaud de surcroît.


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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 14:55
undefined"Le souvenir du bonheur n'est plus du bonheur, le souvenir de la douleur est de la douleur encore"
George Gordon

Les muscles du cou m'étranglaient et m'étouffaient.
Je travaillais à l'époque soixante quinze heures par semaine et devais courir à longueur de journée dans une salle de six mille mètres carrés aux milieu des regards interrogateurs et souvent narquois des clients.
Je ne trouvais de réconfort, auprès de personne.
La chirurgie esthétique est considérée comme un luxe, un choix délibéré, et même si l'issue est douloureuse parce que ratée, elle n'inspire aucune compassion.
Dès l'instant ou votre démarche s'adresse au superflu, à l'inutile, quelques soient les conséquences vous ne recueillerez aucun sympathie, aucune compréhension.
Un résultat "raté" n'est pas pris en compte, car vous avez délibérément choisi cette opération. Elle n'était ni urgente ni vitale....
Non jamais vous n'avez choisi de souffrir ou d'être balafrée, ou défigurée ni marquée au fer rouge dans votre chair et votre coeur !!!!
Par contre vous auriez les mêmes séquelles provoquées par un accident ou une maladie, chacun compatirait, irait de sa petite phrase rassurante et vous aiderait éventuellement.
Là vous êtes devant un mur de désintéressement total accentuant votre douleur.
Le raisonnement d'autrui est simple pour ne pas dire simpliste : Vous avez payé, donc vous avez les moyens, donc vous n'êtes pas à plaindre"
Et vous entendez couramment: "Elle a de beaux seins ! oui mais elle les a fait refaire....et alors s'ils sont beaux, ils sont beaux !!!
"Elle semble jeune ! oui mais elle s'est fait tirer la peau ! et alors ????????????
Le principe est le même pour l'homosexualité, "il est beau ce type" ! oui mais il est homosexuel et encore ce serait plutôt PD...je le sais j'ai des amis homosexuels.
Le "mais" prend toute l'ampleur de la marginalité, du rejet dans lesquels vous vous retrouvez.
Et ce petit mot devient un véritable coup de couteau que tout un chacun enfonce dans la plaie de celui dont la souffrance est déjà suffisament intense.
Tolérance où es-tu ? 

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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 14:27

image475.gif"Toute douleur qui n'aide personne est absurde" André Malraux

C'est pour cette raison et uniquement pour cette raison que je vous confie ce récit que je poursuis ce jour.

A la douane, dans la file d'attente, devant moi se trouvait une personne de ma connaissance.
Elle se retourna, me regarda d'un air indifférent.
J'allais la saluer quand je compris à cet instant précis qu'elle ne me reconnaissait pas.
Un frisson terrible me parcourut, me glaçant malgré la touffeur de l'aéroport.

Etais-je transparente ?
Avais-je disparu ?
Derrière les barrières mon mari et mes deux filles m'attendaient curieux du résultat.
Je compris immédiatement à leurs regards à tous trois que le visage que je leur présentais n'était plus celui de leur maman ni celui aimé par l'homme qui partageait ma vie.
Ils n'osaient parler, accentuant en moi un profond désarroi.
C'était le silence absolu.
Je repris le travail avec une anxiété non dissimulée.
J'avais un métier public : je dirigeais à l'époque un centre de remise en forme.
Il fallait affronter les clients friands de ragots et potins comme dans tout club qui se respecte.
Je fus confrontée à la méchanceté pure.
Certains prétendirent que pour être enflée ainsi je devais avaler sans aucun doute des corticoïdes afin de soigner un sida...!!!
Je me retrouvais seule, au milieu des rapaces qui prenaient en patûre ma propre chair.
Je souffrais de plus en plus et physiquement et moralement. Les deux réunis doivent ressembler à l'enfer s'il existe...
L'étau qui m'enserrait la tête était intolérable, bloquant ma respiration, empêchant le sang de circuler normalement.
Je garderai TOUJOURS ces sensations qui feront qu'aujourd'hui encore je dois presque réfléchir pour respirer.


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Tout ceci est véridique et ce qui suivra également, je rentre dans le détail me direz-vous mais je me répète c'est dans le but de prévenir ceux ou celles que la chirurgie esthétique tente : "Le risque zéro n'existe pas"
Ceci étant redit je sais que beaucoup d'interventions sont parfaitement réussies et que beaucoup de personnes ont pu "revivre" grâce à cette chirurgie, se débarrasser de complexes trop lourds à porter et se sentir "mieux".
Moi je parle des "ratés", des "oubliés" dont on parle si peu...


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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 15:48

image49.gifCe titre est au sens propre et au sens figuré bien évidemment hélàs...
Je repartis donc la joue entrouverte, le coeur aussi, ne voulant plus penser.
Je n'étais plus qu'un amas de chair sanguinolent.
Tout saignait en moi .
"Non je n'ai pas fait cela, c'est impossible, je ne me suis pas défigurée pour le restant de mes jours "!!!
Trois semaines passèrent ainsi dans cette angoisse, cette rage, cette haine, interrompues parfois par les paroles apaisantes de ma mère, qui me gavait de mes gâteaux préférés et que j'engloutissais essayant de combler le vide qui augmentait en moi et qui allait s'installer pour de nombreuses années.
J'arriverai avec un travail sur moi incessant à faire disparaître la rage et la haine, mais difficilement l'angoisse qui est une autre histoire...
La douleur physique s'ajoutait à ma tourmente. 
La tourmente également j'arriverai à la vaincre la douleur physique jamais.
Il était temps pour moi de retourner en Afrique et de reprendre mon travail, un mois s'était écoulé...
Mon visage n'avait plus d'hématomes, une croûte répugnante se formait à la place de la déchirure, mais j'étais toujours enflée, soufflée comme une baudruche.
Les fils avaient été retirés laissant apparaître des "griffes" rouges devant les oreilles, dans le cou, et un crâne à peine réuni, encore ouvert et séparé par une espèce de rigole qui supurait.
Je repartis ainsi, un bandeau dans les cheveux et sur les oreilles pour dissimuler toutes ces déchirures, bien petites finalement à côté de celles qui venaient de s'ouvrir en moi.

 

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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 15:39
Avant de poursuivre je tiens d'ores et déjà à remercier ceux et celles qui ont pris le temps de lire le début de mon histoire, et de dire à ceux qui ont laissé des coms, mais qui hélàs n'apparaissent pas et je ne comprends pas pourquoi ???....ne m'en veuillez pas je débute et je n'y connais rien du tout à la "technique" d'un blog, je rame chaque jour et j'aimerais vraiment m'améliorer et être aussi attractive que de nombreux blogs que j'ai pu visiter, mais je suis tenace et je pense y arriver un jour, je vous remercie de votre compréhension et je souhaite que la suite d'une partie de ma vie vous intéressera malgré tout .
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Published by Lmvie - dans Parenthèses
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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 15:28
Suite de mon histoire

A ce jour les miroirs allaient pendant de nombreuses années devenir obssessionnels et mon désespoir grandissant.
Je me précipitais devant eux, attendant qu'ils me renvoient mon ancien visage.
Il ne se passait pas cinq minutes sans que je les interroge, mais aucun ne répondait à mon appel qui deviendra un cri que je dus étouffer longtemps, si longtemps.
Je m'étais réfugiée chez ma mère en banlieue parisienne.
Je vivais à l'étranger à l'époque et avais effectué le voyage uniquement pour cette opération.undefined
Le nid maternel était douillet, accueillant mais je n'y trouvais pas le réconfort que j'attendais pour la simple raison que rien ne pouvait me réconforter. 
J'étais devenue un personnage de bande dessinée, de science fiction, je n'étais plus humaine.
Ma mère elle, me trouvait jolie !!!!!!!!!!
Vous avez vu les photos ? ....c'était impossible mais en bonne mère qui se respecte elle essayait sans doute de me communiquer un amour auquel je ne répondais pas, parce que de toute évidence, elle mentait.
Plus le visage enflait, plus les coutures tiraient, prêtes à craquer............
Elles craquèrent.
Je vis ma joue se déchirer au niveau de l'oreille.
Je n'arriverai jamais à exprimer ce que je pus resentir à cet instant. Jamais.
Imaginez un visage qui s'ouvre sur les côtés et hélàs plus tard sur le crâne.
Il n'y avait qu'au cinéma que j'avais pu voir ce genre de choses avec des effets spéciaux bien évidemment. 
Là c'était réèl.
Je me précipitais chez le chirurgien qui d'un ton égal, frôlant l'indifférence, propres aux grands pontes intouchables, me dit : "Ce n'est rien, vous n'aurez aucune séquelle ni marque"
Un peu de merchurochrome et le tour est joué !!!
Non ce n'était pas rien
Allai-je éclater ? allai-je me volatiliser (car je me sentais défaillir) ou allai-je le tuer ?
Il mentait c'était certain.
En aucun cas il ne pouvait admettre son massacre, il était trop connu.
Son massacre ou celui d'un autre ?

Suite

                                                                                                              undefined
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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 13:43

undefined              Jolie couture n'est-ce pas ?

Quand on vous parle des coutures de lifting on vous dira TOUJOURS qu'elles sont invisibles !!!

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  • : L'histoire d'un parcours de vie changé par des douleurs morales et physiques dues à la chirurgie esthétique. Alors depuis : "La vie ne se compte pas en respirations mais en moments qui t'ont coupé le souffle"
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