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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 20:52



               "Au commencement des temps, les mots et la magie étaient une seule et même chose." Sigmund Freud


Magie des mots, certainement, mais fallait-il encore savoir à qui les confier.
Je rencontrais une amie d'une amie qui habitait la région où je m'installais et qui me parla de "sa" psychanalyse avec Monsieur M et me le recommanda vivement car connu et reconnu dans son domaine.
Je pris rendez-vous.
Je croyais "encore" que cet homme allait me libérer de mes douleurs et lui parlais de mon intervention dès notre première entrevue.
Je ne me trompais qu'à moitié; oui il allait me libérer des mes douleurs mais pas de celles auxquelles je pensais.
J'entrais en psychanalyse avec un "motif" précis et passerai des années auprès de lui pour lui livrer ce que je ne savais pas encore de moi.
Il  appartient à l'école Freudienne, Lacanienne et a de plus travaillé avec Françoise Dolto car il est aussi psychiatre.
Je parle au présent car il fait toujours partie de ma vie à ce jour, dix ans plus tard.
Ignorante que j'étais, il me mènera sur la route de la "connaissance" de qui je suis vraiment et non de ce qu'avec quoi mes parents, ma fratrie, la société, la religion, l'école m'avait façonnée sans me laisser "le choix".
Les livres me serviront de support certes, mais ne pourront jamais et en aucun cas remplacer ce que mon livr
e intérieur lui, avait à raconter.

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 18:56
Ce week-end j'étais en sa demeure:



 "Salut, bois couronnés d'un reste de verdure
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
           Salut, derniers beaux jours!
Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards."





" J'ai trop vu, j'ai trop senti, trop aimé dans ma vie;

Je viens chercher vivant le calme de Léthé.
Beaux lieux, soyez pour moi ces bords ou l'on oublie:
L'oubli seul désormais est ma félicité."
 



    


"Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise: "Ils ont aimé. "




                 
  "Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive
           Hâtons-nous, jouissons !
      L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive
      Il coule et nous passons."






                                
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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 12:19
                                                 
"Le véritable talent , c'est de réagir de la même façon devant la victoire et la défaite." Chris Evert



Nous pauvres hommes n'avons que trois possibilités de réaction devant une situation délicate.
On les appelle les trois "F": Fly, fright and fight.
S'enfuir, avoir peur ou se battre.
Nous pouvons utiliser l'une ou l'autre mais de par notre histoire nous avons forcément une "dominante".
Il n'y en a pas de "bonne" ou de "mauvaise"...quoique.
Il faudrait adapter la bonne au bon moment et ceci est loin d'être simple.
Mais un mécanisme est en nous, installé depuis fort longtemps et c'est ce mécanisme qui va se mettre en place d'office même si ce n'est pas le bon pour cette situation, entraînant mal être, frustration...etc.
La vigilance ne suffit pas.
Curieuse je suis et j'aimerai bien savoir quel est votre "F" à vous qui passez me voir.
Le mien vous le connaissez.

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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 16:20
                                                                                   




                                    "Les souvenirs oubliés ne sont pas perdus. Nous ne savons renoncer à rien nous ne savons qu'échanger une chose contre une autre." Sigmund Freud

Voilà je termine ce soir la première partie de mon histoire, en rendant visite à un neurologue, mon dernier recours, ma dernière tentative sur mon chemin de "psychothérapie". 
Ce sera le dernier.
Il me dit exactement ceci.
Tout est normal.
Aucun nerf n'est endommagé !!!
S'ils l'étaient vous auriez une paralysie faciale.
Sans commentaire.
Qui croire ?
Qui avait raison ?
Quelle route continuer ou stopper ?
Quelle décision prendre ?
Que faire ?
"Je vous conseille la psychanalyse dit-il".
La psychanalyse ???
"Entrer" en psychanalyse...
Le terme juste pour cette porte que je pousserai un jour sans savoir quand je la refermerai pour en "sortir".
Je l'écouterai, bien que ne connaissant "rien" mais alors rien à la psychanalyse.
Quand ? Où ? Comment ? Avec qui ?...
Toujours pas de hasard.
Nous changeâmes de région.
Le Sud m'attendait.
"Déménager" ne veut pas dire que tout est réglé.
Cela ne suffit pas.
Je partais "avec" ou "sans" je n'en savais rien.
Une fois de plus je devais faire un travail de deuil sur un autre job que j'avais retrouvé et que j'aimais tout particulièrement.
Une fois de plus je devais quitter des personnes que j'aimais.
Une fois de plus je changeais de vie.
Une fois de plus.


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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 13:21
Il est des questions qui restent très longtemps sans réponse.
Une des miennes était: "Pourquoi suis-je autant attirée par les USA depuis toute petite ?"
Bien évidemment il y a toujours "des réponses" mais la vraie, la profonde, j'avais du mal  à la cerner.
On aime pas "par hasard"...
Je l'ai eu ce matin.

       J'écoutais Barbara Hendrix interviewée sur radio classique et qui donnait du "Blues" la définition suivante :


"Le Blues, c'est la vie, avec ses joies, ses souffrances, ses rires et ses pleurs, c'est la vraie vie, sans "happy ending".

Et d'ajouter:

"Le Blues est dans Mozart tout comme dans n'importe quelle autre musique".

Merci madame, d'être la première que j'entends dire que le blues n'est pas une "musique" (au sens propre du terme), ce jour je signe:

"Lmblues"...
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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 21:06



              "L'espoir au contraire de ce qu'on croit,    équivaut à la résignation. Et vivre, c'est ne pas se résigner". Albert Camus

Il avait la clé, l'explication, j'étais en larmes.
Le centre anti-douleurs adhéra au verdict.
Voilà c'était si simple.
Je devais accepter "l'irrémédiable".
Je savais aussi.
Est-ce un soulagement de savoir ?
Non.
Deux mots martelaient ma tête: acceptation, résignation, acceptation, résignation.
Je ne peux pas,non je ne pouvais pas.
La loi des séries existant je perdis mon travail ayant eu la malchance de tomber sur des employeurs incorrects et irrespectueux de la législation du travail...je passe.
Par contre je reçus de nombreux témoignages de sympathie de la part des personnes que j'avais croisées sur mon chemin pendant cette période professionnelle.
Elles étaient déçues que je parte et attristées pour certaines.
Elles avaient apprécié mon écoute, mon accueil et mon côté "humain".
Malgré cette perte, j'avais chaud au coeur, je m'étais ouverte aux autres "autrement".
Résignée jamais.
Je décidais d'aller voir un médecin qui pratiquait la mésothérapie, méthode qui consistait à m'innoculer à l'aide d'une seringue, un anesthésiant sur le trajet des cicatrices en piquant dedans.
Douloureux et...
INEFFICACE...à mon secours, je devais aller à mon secours.
Mais comment ?

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.






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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 16:10
J'interromps mon histoire pour lui.

Certains en danger de mort courent aux "urgences" de l'hôpital.

Lui il est parti "Chiné" pour découvrir comme le terme l'indique "le rare", "l'unique".

C'est un "paysan" ou peut-être un "sans pays"...

C'était un "sans paix".

Il a pressé les raisins de sa vie pour en extraire le sublime nectar.

Et de ce fait il a fini en "presse".

Son livre est "mince", quarante quatre pages, même le nombre de pages n'est pas anodin, "quatre quatre" indispensable pour un chemin de traverse plus que boueux et ne pas s'y enliser.

Certains vous livrent des pavés de diarrhée verbale indigeste.

Moi j'aime l'os parce qu'à l'intérieur se trouve la moëlle, il y en a peu, mais quelle saveur...

Son livre EST la  "substantifique moëlle".

"Chapeau bas": Monsieur Chris-Tian Vidal


Dans Vidal, Chris-Tian, il y a vie et pas que Dal...
















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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 21:26


                                            "Seul un désir peut mettre l'appareil psychique en mouvement". Sigmund Freud





J'avais maintenant le désir de m'ouvrir aux autres mais vraiment.
De m'ouvrir à cette vie merveilleuse malgré mes cadenas.
J'allais entreprendre une nouvelle démarche, un nouvel espoir encore et encore et toujours.
Brève très brève.
Je pris rendez-vous avec un faciathérapeute, je ne savais même pas que cela pouvait exister.
Deux séances suffirent à me faire comprendre que j'allais encore repartir de ces consultations l'estomac à l'envers, et le coeur une fois de plus dans les talons.
Un généraliste me conseilla alors d'aller rencontrer à nouveau, un chirurgien esthétique afin d'avoir son avis.
Simple la démarche.
Je ne risquais pas grand chose si ce n'était un verdict.
Un de plus, un de moins...
La consultation dura cinq minutes, cinq petites minutes que je n'oublierai jamais.
Je lui expliquais.
Il se leva, et avec ses doigts suivit exactement le trajet de l'étau.
Je rêvais là.
Il était le premier après quatre longues années à "concrétiser" de ses phalanges ma douleur.
Il savait.
"Section des deux nerfs auriculaires et section des nerfs frontaux".
Et ajouta: "Ce n'est pas le professeur T qui vous a opérée".
"Impossible, jamais il ne vous aurait anesthésié huit heures, jamais vous n'auriez eu ces marques et déchirements et en aucun cas il n'aurait commis l'erreur de sectionner ces nerfs, c'est le BAba de la chirurgie."
"Ses élèves vous ont opérée".
"Cela ne repousse pas, le temps améliorera les choses, un réseau parallèle se formera, soyez patiente".
Je restais muette plusieurs minutes, sonnée, ko.
Puis la question:
"Combien de temps ?"
La réponse:
"Des années".
Ce furent ses derniers mots.

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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 09:11


                                                               "Ce que tu donnes est à toi pour toujours, ce que tu gardes est perdu à jamais". Eric Emmanuel Schmitt.




Je lui expliquai mes difficultés à me faire aimer d'elle.
Jamais je n'ai utilisé le "tu" accusateur, le "tu" qui tue.
"Je" lui disais-je.
Elle le prit mal, très mal, mais tant pis, je n'avais plus le choix.
Je ne voulais pas me laisser assaillir, replonger.
Je ne supporterai pas d'être tourmentée à nouveau, je devais aller "au bout" de mon chemin, quelque soit le prix à payer, quelques soient les détours, les écueils, les murs auxquels je me heurterai...
Je payerai cher, très cher...car il faut savoir que dans ce genre de travail sur soi la machine ne fait "jamais" marche arrière, ce qui est changé est changé.
Son silence dura des mois, mais cette "coupure", une de plus, m'était vitale.
Puis elle "pardonna"...mais je n'avais rien à me faire pardonner !!!
Fonctionnement familial que j'ai vécu toute mon enfance.
Lorsque le martinet cinglait mon corps je devais en plus "demander pardon" à ma mère et tant que je n'avais pas prononcé ce mot "magique" à son endroit, elle restait muette, m'ignorant, niant mon existence.
Traumatisant pour une petite fille.
Accès à mère impossible.
Puis nous nous revîmes dans de meilleurs conditions.
Elle avait quelque peu changé à mon égard et je me sentais de ce fait "mieux".
Cela n'avait pas été vain et stupide.
Mais ce n'était que le début d'un long monologue que je sortirai de mes tripes sur un divan.
Il me permettra de "l'atteindre", d'obtenir ce fameux accès verrouillé depuis des années, pendant sa maladie l'an passé et cette année ainsi que sur son lit de mort où je l'accompagnerai.
Pour arriver à cette fin de voyage apaisée il me fallut vingt années de ma vie.
Je ne le regrette pas car au bout du périple, "ma quête" je l'avais.

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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 20:55


                                                               



 "Pleurer sa mère c'est pleurer son enfance, je ne suis plus un enfant et je n'en reviens pas". Albert Cohen




 
Un nouveau malaise s'empara de moi.
Ce qu'il y a de bien avec la psychosomatique c'est que cela vous remonte à la "gueule" et avec un peu d'habitude, d'écoute, d'attention on peut éventuellement se pencher sur le problème si on souhaite s'en donner la peine, ou bien courir chez le toubib et se faire "soigner" pour autre chose...cela rassure.
On ressort avec un diagnostique d'un professionnel complètement "libéré" d'une éventuelle autre possibilité.
Cela apaise...pour combien de temps ?
Un exemple basique, si vous avez une angine, et que vous ne pouvez plus parler, il est aisé de prendre des antibiotiques mais beaucoup plus inconfortable de se poser la question suivante: Qu'est-ce que je ne veux pas, ou ne peux pas dire"?
Mais ceci est une autre histoire qui ne m'appartient plus.
Bref je reviens à ce malaise le laissant s'emparer de moi, pour qu'il me parle.
Surgit alors un sentiment d'injustice qui monta dans ma gorge.
Il avait une odeur lointaine, un goût de poussière, de grenier, de vieux.
Ah non ! je n'allais pas replonger dans le passé...
Et bien si.
J'aurais pu à ce moment précis avaler un quelconque comprimé pour la nausée, le stress ou que sais-je d'autre...
Bien sûr je ne le fis pas.
Je laissais mon esprit s'emparer d'une image qui ne tarda pas à arriver si on lui "autorise" l'accès: celle de ma mère.
Il me semblait avoir "réglé" l'affaire et mes "comptes" avec elle en psychothérapie...bien sûr que non.
(L'analyse me permettra de découvrir par la suite que la "toute puissance" n'est pas du "côté de la barbe" comme nous le contait Molière mais maternelle et là on s'attaque à un gros poisson).
Associée à l'image, bien sûr à son tour le sentiment redoutable et redouté émergea: "la haine".
Compagne indissociable de l'amour...son pendant.
Je mis un mois avant de prendre la plume pour lui écrire, non pour lui "dire" ou plutôt lui écrire mon analyse du passé, mais mon ressenti présent qui me faisait souffrir.
Elle avait soixante dix ans à l'époque.
Allait-elle comprendre ?, allais-je me faire comprendre ?
Je l'ignorais mais il le fallait.

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  • : L'histoire d'un parcours de vie changé par des douleurs morales et physiques dues à la chirurgie esthétique. Alors depuis : "La vie ne se compte pas en respirations mais en moments qui t'ont coupé le souffle"
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