Ceci est une histoire

 

 


Attention ce ne sont pas des articles indépendants les uns des autres, quand vous ouvrirez mon blog vous serez sur le début de mon histoire c'est pourquoi ma présentation commence ainsi et non par ma dernière parution.
En conséquence de quoi, mes articles les plus récents ne sont apparents qu'en dernière page. Dans un module à droite vous trouverez les derniers épisodes et pour revenir il vous suffit de cliquer sur ma bannière. 

Bonne lecture et merci à vous tous qui papillonnez en ce site. 

Vendredi 8 février 2008

image481.gif"En pleine angoisse ne perd jamais l'espoir car la moëlle la plus exquise est dans l'os le plus dur" Hafiz


Comme beaucoup de personnes j'associais le mot de psychothérapie à celui de folie. N'oublions pas que je vous parle d'il y a vingt ans, même encore maintenant ce n'est pas complètement entré dans les moeurs, alors imaginez à l'époque.
Moi qui réglais mes problèmes en un minimum de temps, qui tranchais dans le vif (expression qui prenait toute sa signification avec mon visage découpé au scalpel) et vivais à cent à l'heure.
Marie Lyne était et est toujours psychothérapeute, le jour où je fus prête à me lancer dans l'aventure et disponible, elle ne l'était pas.
Je fus reçue par un confrère, psychiatre, Adam, métis capverdien et psychothérapeute.

Je précise psychothérapeute car beaucoup de personnes confondent psychologue, psychiatre, psychanalyste, touts ces "psy" sont mis dans le même sac et pourtant les méthodes sont totalement différentes ainsi que les études, les diplômes. J'approfondirai ultérieurement.
 
Adam allait devenir mon père, mon mari, mon frère.
Le fait d'une première démarche et d'une prise de rendez-vous déclencha le processus fatidique.
Je me retrouvai recroquevillée dans un coin de ma chambre, blottie contre le mur, terrorisée, tremblant de tout mon être.
Mon mari désemparé, ne trouva pas les mots, il avait peur.
"Appelles Marie Lyne je t'en prie" anonai-je.
Il le fit mais ne pouvait pas se rendre à l'évidence, sa femme si forte, si solide, venait de s'effondrer.
Marie Lyne accourut et je dois dire que ces images sont pour moi gravées à jamais en ma mémoire.
Elle me prit dans ses bras me berçant comme un bébé et me disant de sa voix particulièrement douce : " Tu n'es pas folle".
Enfin quelqu'un savait que j'étais normale.
"C'est bien ce qui t'arrive, tout tombe enfin" dit-elle.
Par contre ces mots je ne les comprenais pas vraiment.
Plus tard je saurai.
Elle m'emmena à l'hôpital.



undefined
par Lmvie publié dans : Psychothérapie communauté : Psychanalyse
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Samedi 9 février 2008

 

image482.gifJe me suis posée la question suivante  : Pourquoi ai-je choisi des papillons pour illustrer mes articles ?
Dans ce cas là il ne faut pas réfléchir et cueillir la première réponse ou image qui vient à l'esprit, c'est généralement la plus sincère, et ce qui m'est venu c'est le nom d'Henri Charrière surnommé "Papillon".
Je pense que beaucoup d'entre vous connaissent cet homme, bagnard pendant plus de quinze ans dont treize en Guyane et qui écrira un livre dont le titre est tout simplement "Papillon" dans lequel il évoque sa vie au bagne.
Les associations d'idées ne se font pas par hasard, et je dois avoir un point commun avec lui, si lui fut prisonnier au sens propre du terme moi je le fus et le suis encore un peu malgré tout de la "douleur".
A chacun ses chaînes plus ou moins lourdes à porter, à chacun sa cellule d'enfermement.

Je poursuis mon récit.

Je ne lâchai plus cette main secourable.
Je pleurai pendant cinq heures sans vouloir la quitter. J'aurais pu emplir une vasque de mes larmes.
L'infirmière arriva pour la perfusion de laroxyl et là je me mis à hurler ne voulant plus qu'on me fasse souffrir de quelque manière que ce soit.
J'étais en pleine intolérance à la douleur que je supportais depuis dix mois déjà, je faisais une overdose "d'avoir mal", j'étais comme suppliciée.
La perfusion installée, je m'apaisai et Adam arriva.
Il s'assit près de moi sans dire un mot remplaçant mon époux qui venait de quitter la chambre, les épaules rentrées, le regard triste.
"Je ne puis le laisser partir ainsi" dis-je à Adam.
"Il est bouleversé".
Adam prononça ces paroles: "Tant pis pour lui".
Je l'ai trouvé sur le moment dur et injuste mais en fait il avait raison.
C'était moi qui étais allongée sur le lit, c'était moi qui avais besoin de soins, pas lui, c'était de moi qu'il fallait que je m'occupe, c'était le tout premier pas vers l'égoïsme indispensable à ma survie.

undefined

par Lmvie publié dans : Psychothérapie communauté : Les chroniques de la meute
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Dimanche 10 février 2008


image483.gif   "La mort n'est pas une chose si sérieuse, la douleur oui" André Malraux


Adam avait pris ma main et la caressait doucement, sans un mot,simplement en message de "douceur", ce dont j'avais le plus besoin.
Une thérapie d'un an par ce geste venait de commencer, un nouveau couple se formait.
Ensemble nous allions parcourir un bout de chemin, au cours duquel je l'aimerai, le haïrai, et ce à raison de trois fois par semaine.
Je fus alitée huit jours pendant les quels le goutte à goutte me servait de bouée de sauvetage.
J'étais reliée à quelque chose qui me soutenait.
Je ne voulais pas que l'infirmière retire cette perfusion, je m'y accrochais comme un enfant aux bras de sa mère.
Il fallut pourtant l'enlever.
A quoi allais-je me tenir ?
A ce bouquet de fleurs qu'on m'avait apporté ? Qu'avait-il de particulier ?
Je le regardai et me rendis compte que je n'avais dû à ce jour jamais "regarder" vraiment. Cette fois je le ressentais autant que je le sentais.
Qu'avais-je fait de mes yeux auparavant ?
Qu'avaient-ils regardé jusqu'à ce jour ?
Je sus à ce moment précis qu'une transformation en moi venait de s'effectuer. Il y en aura bien d'autres, ce n'est que le balbutiement de la métamorphose. (voilà encore un mot qui me ramène au papillon d'ailleurs)

Mes sens s'éveillaient vraiment. Il faut bien un début à tout.
Mon mari vint me chercher.
Cette fois il fallait sortir de mon refuge, et marcher à l'air libre.
Mes pas étaient hésitants, la tête me tournait, j'avais peur, peur d'aller à la rencontre du monde, de la vie.

undefined

 

par Lmvie publié dans : Psychothérapie communauté : Psychanalyse
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mercredi 13 février 2008

papillon_086.gif     "Si tu ne sais pas où tu vas, passes par où tu ne sais pas" Alain Amselek

Je suis une inconditionnelle de cette phrase d'une difficulté rare à mettre en application.
Et maintenant avec le recul je peux vous certifier que ce sont dans ces mots que se trouve souvent la solution. Nous avons tous des repères quelqu'ils soient et d'aller vers l'inconnu est ce qu'il y a de plus ardu car cela déclenche tout simplement un sentiment tout simple bien connu appelé "peur".
Et  j'ai rarement rencontré des personnes dans ma vie capables de la vivre.


Marie Lyne m'encouragea pour faire en même temps une psychothérapie de groupe.
Je dois vous dire que tout ceci m'était complètement étranger à l'époque et relevait du domaine de l'inconnu total voire du mystère le plus sombre mais je lui faisais une confiance aveugle pour la bonne raison qu'elle représentait ma bouée de secours.
Donc je suivais son conseil et une fois par mois je commençais une psychothérapie de groupe en plus de mes séances individuelles.
Je pensais en rentrant de l'hôpital que j'en ressortirai au bout de huit jours en pleine forme, ignorant complètement ce qu'était la dépression nerveuse, maladie qui de nos jours d'ailleurs fait des ravages et est encore beaucoup marginalisée.
Je pensais avoir atteint le "fond".

Fallait-il savoir ce qu'est le fond.

Je l'appris rapidement.
Il faut dire que parallèlement je tenais toujours ce fameux centre de "remise en forme" (comique non pour une dépressive de remettre les autres en forme ? ) qui m'épuisait physiquement étant donné le nombre d'heures que j'effectuais et de plus j'avais perdu dix kgs n'arrivant plus à avaler une bouchée tellement ma gorge était nouée et les muscles du cou douloureux par cette intervention.
Pour couronner le tout, les propiétaires de ce centre étaient des amis très chers, elle, était même la marraine d'une de mes filles, nous nous connaissions depuis quinze ans.
J'avais redressé cette affaire qui ne fonctionnait pas au préalable, la rendant très prisée, très "à la mode", bref l'endroit où il fallait être membre.
Malheureusement même l'amitié ne supporte pas la dépression.

undefined

 

par Lmvie publié dans : Psychothérapie communauté : Psychanalyse
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 14 février 2008
 Ce mot je l'ai mis en titre parce que surtout c'est une chose que je ne voudrais jamais donner.
J'ai une phrase qui m'amuse particulièrement :

 image34-copie-1.gif       "Inutile de me donner des conseils je sais me tromper tout (e) seul (e)."

Elle fait partie de ma philosophie, car quoique que vous disiez, chacun mènera son expérience comme il l'entend, ou plutôt comme il peut et heureusement d'ailleurs.

Mais je tenais à faire cette parenthèse suite aux photos que j'ai publiées hier, regardez les bien...
Moi elles m'effraient encore.
Je me suis perdue dans cette opération et j'ai mis de nombreuses très nombreuses, trop nombreuses années à me retrouver ou plus exactement à trouver une autre Lmvie, et aussi trop de temps à m'accepter avec un faciès différent.
Aujourd'hui je ne sais plus si j'ai des regrets car j'ai parcouru un chemin très enrichissant que je n'aurais certes jamais parcouru sans ces douleurs et je n'aurai certainement pas réussi à savoir qui j'étais vraiment.
Au fil de ce blog je vous révélerai comment car c'est également douloureux.
Et surtout parce que je sais que certains qui me liront sont aussi en détresse et qu'ils se reconnaîtront sûrement à un moment donné ou un autre dans les lignes publiées.
Car hélàs j'ai parcouru quelques blogs déjà et j'y vois beaucoup de tristesse et de solitude.
A ce sujet je voudrai faire une remarque, j'ai classé mon blog dans la rubrique Journal Intime ne sachant pas trop ou le situer, et cela m'a fait bien sourire car c'est tout ce qu'on veut sauf "intime" puisqu'il est à disposition de milliers de visiteurs !!!

Mon visage aujourd'hui à une forme tout à fait humaine, normale, personne ne peut savoir que j'ai subi cette intervention mais croyez moi les cicatrices sont toujours là, je parle des cicatrices internes, et la douleur aussi. 
Sans doute à la fin de cette histoire révélerai-je mon visage actuel mais pour l'instant c'est encore bien trop tôt.

Aujourd'hui j'ai mis une rose et non des papillons puisque c'est la St Valentin.
Bonne Fête à tous les amoureux !!!


undefined
par Lmvie publié dans : Psychothérapie communauté : Les chroniques de la meute
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Lundi 25 février 2008
papillon_066.gif         "Une chute profonde mène souvent vers le plus grand bonheur" William Shaskespeare


Mon mari s'éloignait de moi, ou se protégeait, je l'ignore encore. 
Ceux qui liront ces lignes savent très bien que la dépression nerveuse est malheureusement difficilement compréhensible pour l'entourage, difficilement supportable, mais je tiens à préciser qu'elle n'est pas contagieuse car généralement beaucoup de personnes ont plutôt tendance à reculer devant elle.
Mes filles ne comprenaient plus leur mère, mais elles me témoignaient toujours leur affection.
De toute manière je ne supportais plus personne, ni moi-même non plus d'ailleurs.
Le monde m'étouffait littéralement.
Je basculais dans celui de l'analyse plutôt que de la psychothérapie, très différente de l'analyse, où je n'étais d'ailleurs guère plus à l'aise au début.
La première séance de groupe me pétrifia.
Nous étions neuf, assis en rond par terre, à se taire, à regarder nul part, à attendre les paroles de Marie Line et d'Adam, nous étions accrochés à leurs lèvres pensant que la solution sortirait de leurs bouches, ils étaient nos sauveurs, je n'avais aucun doute à ce sujet, j'étais persuadée qu'avec une ou deux paroles magiques je repartirai comme avant, droite sur mes jambes, solide.
Non, la solution sortira de nos tripes, la clef qui ouvrait la porte de la guérison était en nous, au fin fond de nous, il fallait aller la chercher.
Comment ?
Aucune idée.
Pendue à leurs lèvres disais-je j'attendais qu'un mot sorte.
Rien, silence, c'était à nous de parler.
Je ne comprenais pas, n'entendais pas, ne voyais plus.

undefined
par Lmvie publié dans : Psychothérapie communauté : Psychanalyse
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 27 février 2008
papillons-20-18-.gif      "Ne disputons à personne ses souffrances, il en est des douleurs comme des patries, chacun à la sienne". François René de Chateaubriand


Dans ce rond mal formé, il y avait des anciens et les nouveaux dont je faisais partie.
Les habitués et les bleus.
De tous âges, de tous bords, de toutes souffrances, nous formions un cercle lamentable d'êtres humains déchiquetés, broyés, pulvérisés par la vie.
Certains deviendront des amis
 d'autres auront traversé ma vie l'espace d'un mal être, mais tous resteront à jamais présents dans mon coeur, dans mon corps.
Chaque parcelle de mon esprit et de mon être physique provient d'eux et de moi.
Ils feront partie de ma reconstitution.
Nous devions nous présenter en passant à genoux devant chacun et en leur disant un mot, celui qui venait à l'esprit au moment présent.
Je me traînais plus devant chacun, assis, le visage bouleversé tout autant que moi, j'étais interrogative, gênée, que leur dire ?
Au plus jeune, il avait dix huit ans, je lui marmonais : "Pas toi"...il m'était intolérable que quelqu'un d'aussi juvénile puisse souffrir autant que moi.
Et pourtant de nombreuses années après je me rendrai compte que finalement c'est une chance oui je dis bien une chance de commencer ce travail à cet âge là, bien moins de souvenirs à brasser, bien moins de passé à remuer et beaucoup plus de clairvoyance à gagner pour l'avenir.
Je ne sais plus les phrases que j'ai pu prononcer à ce moment mais la détresse que je lisais dans leurs yeux m'accompagnera longtemps.
Je les écoutais raconter des morceaux d'histoire, de leur histoire, des parts de vie.
J'écoutais ces langages incohérents suivis de silences, de soupirs et de pleurs au milieu d'un profond respect.
Mon langage à moi n'était guère plus cohérent.
Les mots sortaient de ma bouche, sans ordre aucun, sans vie, sans tonalité aucune.
J'étais recroquevillée, appuyée contre le mur qui me soutenait, tremblante mais sentant en moi monter une profonde violence.
Allai-je la déverser sur eux ?

undefined
par Lmvie publié dans : Psychothérapie communauté : Psychanalyse
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 28 février 2008

                                          

 

vv10rwm3.gif "Si un humain n'est pas capable de percevoir la douleur d'un autre, il serait justifié de lui retirer sa qualité d'homme". Bernard Werber








Je les connaissais à peine.
Oui bien sûr que oui, je déverserai ma violence sur eux plus tard, et sur moi même au fur et à mesure qu'elle apparaîtra, et elle surgira souvent à ma grande stupeur.
Ils étaient là pour recevoir, rejetter, se battre, haïr, hoqueter, hurler, cracher, vomir et moi aussi.
Nous déverserons à chaque séance tous, les uns sur les autres, nos terreurs les plus profondes, nos frustrations, nos colères enfouies, nos rancoeurs et notre rage.
Rage du passé, rage de vaincre, rage de vivre alternant avec découragement, effondrement et désespoir.
Chacun reconnaîtra en écoutant parler l'autre, une partie de lui même.
Ils seront un miroir, me renvoyant en plein coeur ce que j'avais terré dans tout mon être, dissimulé, oublié dans toutes les parties de mon corps.
Un corps inerte qui venait de s'éteindre lui aussi. 
J'étais un pantin, une poupée de chiffon, molle, affaissée, seul mon visage restait coulé dans du béton armé, j'avais l'impression que des étais le déchiraient.
Dissociée, j'étais dissociée. Mon corps n'était plus rattaché à ma tête.
Chirurgie plastique je te maudis.


undefined

par Lmvie publié dans : Psychothérapie communauté : Psychanalyse
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 29 février 2008

 

anim280.gif  "Nos seules vérités, homme, sont nos douleurs" Alphonse de Lamartine






Pendant les séances particulières je parlais de ma vie de tous les jours, de mon opération.
Le passé n'avait pas encore ressurgi.
Du moins je ne le faisais pas encore ressurgir, car les défenses sont bien là comme leur nom l'indique pour nous "défendre" dans le présent de ce qui fut insupportable dans le passé.
Et nous nous y connaissons pour occulter ce qui dérange, nous trouvons plein de moyens dans nos vies pour "échapper" à ce que nous n'osons affronter, travail, sport, voyages, achats, blog, mal de dos, migraines, la liste est longue...et pourtant...là se trouve la possibilité de nous libérer de quelques chaînes.
Lorsque je quittais le cabinet d'Adam le soir, j'ignorais totalement que derrière chaque arbre, chaque maison qui jalonnaient ma route se cachaient mon histoire, mon passé, ma jeunesse, mon enfance qui allaient surgir du fin fond de mes entrailles et qu'à ce moment précis la descente aux enfers allait commencer.
Les anti-dépresseurs embuaient mon esprit, la dose était forte, mes jambes flageolaient, mes gestes complètement désarticulés.
Quelle sensation terrible de ne plus arriver à coordonner ses mouvements, ou du moins en avoir l'étrange impression.
Anti-dépresseurs que j'avalerai peu de temps, car j'apprendrai qu'ils sont là pour apaiser cette espèce d'orage qui risque d'éclater en nous et qui nous déstabilisera terriblement.
Mais en apaisant cette menace d'orage, je mettrai plus de temps à extirper ma douleur.
Ils masquent.
J'étais pressée.
De ce côté là je n'avais pas changé.
C'est pour cette raison qu'un jour au cours d'une séance, je dis à Adam : "Je ne veux plus avaler ces saloperies, je peux m'en passer".
"Chiche" répondit-il.
Je savais qu'en abandonnant cette béquille de soutien, j'aurai à affronter le flot des conséquences immédiates.


undefined


par Lmvie publié dans : Psychothérapie communauté : Psychanalyse
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Dimanche 2 mars 2008
anim281.gif "Quant tu souffres, regardes la douleur en face, elle te consolera elle même et t'apprendra quelque chose". Alexandre Dumas



J'allais entrer dans une espèce de tourbillon insoutenable, libérant ce qu'il y avait en moi, en vrac, n'importe comment, n'importe quand, sans ordre, sans logique.
Je devais combattre ces phénomènes inattendus, inconnus et quelques peu effrayants qui allaient surgir de partout.
Les regarder enfin pour la première fois en face, essayer de décrypter leurs messages et les anéantir.
Je devais m'affronter.
C'était moi avec moi, moi contre moi.
En attendant leur assaut, je n'étais qu'un automate mais sans sa mélodie.
L'harmonie de ma vie avait disparu.
La retrouverai-je un jour ?
Plus j'effectuais le trajet me menant au cabinet d'Adam, plus je devenais petite, minuscule, inutile, je rapetissais, enfin c'était ma sensation.
Je devenais fluide, me liquéfiais et me sentais devenir flaque d'eau.
Marie Line pensa qu'il serait bien que je traite en même temps mes douleurs faciales et me conseilla une amie à elle d'origine chinoise : Jo.
Acupunctrice performante  semblait-il et médecin, qui devait régler ce problème rapidement d'après elle.
Jo fut la première d'une longue chaîne de professionnels que j'allais rencontrer pendant de nombreuses années.
Chaîne de médecins, persuadés tous au départ qu'ils règleraient le problème et feraient disparaître mon enfer.
Tous échouèrent.


undefined
par Lmvie publié dans : Psychothérapie communauté : Psychanalyse
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander

Une part de moi

Recherche

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Derniers Commentaires

Ma musique

free music

Je protège

 

Profil

  • : Lmvie
  • memodemots
  • : Femme
  • : Sud Ouest
  • : Fonctionne avec mon coeur et mon ressenti. Savourer un livre, déguster un met et un vin, écrire bien entendu, jardiner, danser sont mes délicieux loisirs et vous autres m'intéressez particulièrement.
définition blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus