Bonne lecture et merci à vous tous qui papillonnez en ce site.
"Soyez à vous-mêmes votre propre refuge. Soyez à vous mêmes votre propre lumière".
Bouddha
Auparavant je détestais la solitude et m'étourdissais.
A cette époque non seulement je l'avais apprivoisée mais elle était devenue mon amie, ma solitude m'accompagnait je n'étais pas seule avec elle bien au contraire.
Dame de paix et de repos elle me réconfortait et m'aidait à me reconstruire doucement.
Comment expliquer aux autres que j'étais incapable de partager leurs joies, leurs discussions ?
Je n'expliquai rien et préférai rentrer à la maison ce qui déclenchait à chaque fois la colère de mon époux.
Nous ne faisions plus partie du même monde.
Il était dans la vie moi dans ma bulle de souffrance.
Je n'étais plus non plus celle qu'il avait épousé auparavant, ni mentalement, ni physiquement d'ailleurs.
Je me réfugiais aussi dans ma paillote pendant des heures, dévorant quantité invraisemblable de livres.
J'avalais tout ce qui concernait cette maladie, tout ce qui avait trait à la psychologie, tous les remèdes possibles, médecines légales ou parallèles, tous les auteurs ayant souffert du même mal
que moi, j'engloutissais des centaines de livres.
Un appétit colossal pour la lecture, que pour la lecture du reste.
Je ne sais plus ce que je cherchais dans tous ces ouvrages, certainement la solution pour sortir de cet état.
Une quête effrénée mais vaine.
La solution n'était pas dans les livres mais en moi.
Malgré tout, j'y trouvais une certaine sérénité et puis je me cultivais un peu plus chaque jour, ce qui ma foi ne porte pas préjudice.
Je me sustentais de mots.
Dans les livres inertes je puisais du vivant.

Bisous, Flo