"C'est toujours ce
qui éclaire qui demeure dans l'ombre". Edgard Morin
Le lendemain de cette Gestalt se déroulait dans une maison en cours de restauration appartenant à Adam, sur la plage.
Située au beau milieu de palmiers, avec cet océan violent aux rouleaux incessants particuliers à cette côte africaine, la mer (la mère ?) nous accompagnait.
Si je mets le mot mer écrit de deux façons vous vous doutez du pourquoi.
Il est impossible et encore moins en psychanalyse de faire un travail sur soi sans souligner les homonymes, ils sont capitaux.
La mer, répétant à l'infini les mêmes mouvements, allant et venant, sans jamais s'arrêter, donnant toujours et reprenant aussi, apaisante ou déchaînée,
grondante ou calme, berçante, profonde, mystérieuse, sombre ou claire, changeante, cachant secrets et trésors, donnant la vie et la mort, en un mot la mère.
Car une mère quand elle vous met au monde vous donne la vie certes, mais en même temps la mort.
Donc cet endroit ne fut pas choisi au hasard.
Face à la mer nous recevions son odeur qui emplissait nos narines, nos poumons.
Elle fut témoin de nos cris, de nos délires, de nos larmes, de nous tous.
Jamais je n'oublierai Marie qui m'avait prise dans ses bras, après un lourd travail sur moi, me berçant telle une enfant, me caressant le visage et en fond le bruit incessant des vagues.
Car grâce à elle je commençais à savoir enfin, je dis bien je commençais, car l'étude du sujet durera des années en psychanalyse par la suite, blottie contre son sein d'où m'était venue l'idée du
lifting.
Je savais du moins en partie, ceci ne diminuait en rien mes douleurs d'ailleurs, mais mon acte avait un semblant de sens.
par Lmvie
publié dans :
Psychothérapie
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