"La vie qui crée le désespoir est plus forte que le désespoir". Blaise
Pascal"
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Voilà, la meule de foin était entassée à moi d'y trouver l'aiguille.
Certains du groupe admiraient mon courage d'avoir abandonné les anti- dépresseurs. Ils auraient aimé faire de même.
Courageuse non, pressée et prête oui.
Je garderai jusqu'à la fin de mes jours l'image qui, pour moi, symbolise l'arrêt de ces médicaments.
Avec eux j'apercevais au loin un ravin suffisamment éloigné pour ne rien risquer.
C'est une forme de confort, de cocon, de refuge temporaire, d'apaisement mais ils sont aussi un voile.
Sans eux j'étais au ras de la falaise en permanence et je regardais en bas.
Soit je me jetais dans le vide, et cela porte le nom de suicide, soit je me penchais pour voir ce qu'il y avait en bas, sans vertige, sans peur.
J'avais choisi la deuxième possibilité.
Autant vivre avec un revolver sur la tempe.
La somatisation atteignait son paroxysme.
Je me retrouvais avec le bras gauche complètement paralysé.
Je devins muette également une journée entière faisant des efforts surhumains pour prononcer un mot en déformant ma bouche autant que je le pouvais.
Puis ce fut une jambe qui disparut, envolée, plus de sensation plus rien !
Je m'amputais de toutes les parties possibles de mon corps.
Un jour je saurai pourquoi.
Les hallucinations revenaient au galop.
Dans mon lit j'ai revu le petit chien que j'avais étant petite fille, sauf qu'il lui manquait le train arrière, même lui je l'amputais.
Je pouvais le toucher.
Je passais des nuits à chercher mes membres.
Jamais je n'oublierai cette sensation d'absence "corporelle", de disparition, de non consistance.
Ou d'absence tout court ?
Je viens de lire tous tes articles. C'est dur, vraiment. J'ai eu un accident de voiture à 25 ans dont j'ai cru sortir défigurée. J'ai connu la dépression, les psychothérapies et leurs effets incontrôlables, cauchemardesques... la tentation du suicide... et même des tentatives réelles. Aujourd'hui tout cela est derrière moi et je sais que l'on peut en sortir (toi qui parles des certitudes... moi, j'ai celle-ci, et rien ne pourra plus me l'enlever). Je suis heureuse, sereine et si tu as choisi pour pseudo "Lmvie", j'ose croire que c'est parce que tu as retrouvé, toi aussi, une paix, au moins partielle, avec toi-même, avec ton visage, ton corps, ton passé, ton histoire de vie... et les autres. Je gère une communauté qui s'appelle "Passeurs d'espoirs". Pour aider les gens qui vivent des épreuves à croire que la lumière existe au bout de leur tunnel, même s'ils ne la voient pas. Si tu souhaites nous rejoindre, je pense que ton récit, ton blog y auraient tout à fait leur place. Je te laisse juge... Ah, et puis nous avons encore un dernier point commun : J'ai choisi le papillon comme fil conducteur des 3 blogs que je fais. Parce que pour moi, il symbolise la transformation possible d'un être rampant et souvent laid (la chenille) en un être ailé, plein légèreté et de couleurs qui captent la lumière... Merci pour la force de ton témoignage. Je reviendrai lire la suite. Prends soin de toi... l'ancienne, la nouvelle... la présente surtout.
commentaire n° : 1
posté par :
Les Petits Zartistes Associés
(site web)
le: 17/03/2008 11:11:42
J'ai visité le site de Florence, je le trouve effectivement riches d'indications. Je n'ose commencer de peur de m'y perdre à la recherche de tout. J'irai quand même de temps en temps pour y glaner des infos. Merci ma puce. Gros bisous de t'amie.
Ma Nouche, je te lis et te relis et je n'arrive pas croire tout ce que tu avais souffert à cause de chette chirurgie. C'est incroyable....Ma Puce, tu mérites qu'on t'aime deux fois plus que n'importe qui d'autre.
Je t'aime ma Nouche et que les années qui viennent soient les plus douces possible.
Encore BON ANNIVERSAIRE ma chérie avec de gros bisous. T'amie.
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Fonctionne avec mon coeur et mon ressenti.
Savourer un livre, déguster un met et un vin, écrire bien entendu, jardiner, danser sont mes délicieux loisirs et vous autres m'intéressez particulièrement.