"L'homme est un
apprenti la douleur est son maître et nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert" Alfred de Musset
Les citations nous les aimons, nous les utilisons, mais les mettons nous en application ou les vivons nous vraiment ? rarement je crois , mais je
peux vous dire que celle-ci je la vis depuis vingt années mot pour mot.
Je poursuis.
Aucun mouvement n'était possible. Ni l'inclinaison d'avant en arrière de la tête ni la rotation.
Je retrouverai l'amplitude de ces mouvements au bout de deux ans .
De grandes mèches de cheveux pleines de sang pendaient le long de ce qui ne portait plus le nom de visage.
A peine les touchais-je qu'elles tombaient, mortes dans ma main, tout comme une partie de moi-même.
Mon crâne était traversé par de très grosses agrafes mal disposées.
J'étais découpée en deux !!!
Il m'avait découpée comme une pomme et recollée, ou recousue ou raccomodée, il n'y a pas de terme.
Si, j'étais rapetassée.
Mes yeux ne parlaient plus.
Je ne pouvais plus rien lire sur ce visage, ni étonnement, ni effroi, aucun muscle ne répondait.
J'étais de marbre.
Les jours qui suivirent me tranformèrent en monstre interplanétaire.
Le visage se mit à enfler jusqu'à plus que doubler.
La bouche était étirée presque jusqu'aux oreilles, démésurée, figée dans un sourire menaçant incontrolable.
Je passais par toutes les couleurs. Verte je fus, puis bleue, puis jaune....
"Ce sont de superbes oedèmes" dit le chirurgien que j'avais envie d'empaller. Et j'aurais aimé lui faire ravaler l'adjectif "superbe" qui tombait vraiment fort à propos, de l'humour je n'en avais
plus.
"Il n'y paraîtra plus dans trois semaines, dormez assise et dans six mois votre visage sera définitif".
Définitif, irrémédiable cela l'était hélàs.
Avez-vous déjà essayé de dormir assis (se) ?
Je tiens à repréciser que j'avais choisi le meilleur chirurgien parisien, de réputation mondiale. Sa méthode était infaillible, copiée, son nom célèbre, ses disciples nombreux.
Il était âgé et prit sa retraite six mois après l'intervention au moment où j'aurais eu besoin de lui, il disparut.
Je le hais.
Flamme olympique tu arrives au pays du refus de se taire...
Bonjour Lmvie,
Oui, il y a de multiples filigranes dans chacun de mes écrits et je ne suis pas du tout étonné que tu puisses avoir toi aussi détecté cela. C’est tellement surprenant de découvrir que tu me lis aussi souvent et je t’en remercie de tout cœur. Je te remercie aussi de prendre le temps de laisser très souvent sous mes articles tes commentaires.
Je te réponds ici pour le moment et pas par messagerie mais sûrement pas en totalité. Je le fais juste pour tenter de te dire que je suis pas, plus en souffrance. J’ai donné ! j’ai donné sans que cela ne serve à rien d’autre qu’à me mettre en permanence à l’envers de ma vie personnelles, amoureuse, amicale, sociale et professionnelle. J’ai donné pendant des années. Car oui mes premières souffrances sont lointaines et celles-là jamais effacées ni réparées. Je peux simplement tenter de dire que j’ai tellement été en souffrance que je ne devais plus leur permettre jamais de l’emporter au point de me rendre à nouveau simplement le fait d’être vivant et même heureux. Je sais, je ressens que pour beaucoup il n’est pas possible de prétendre être allé au fond du fond du bout de ses souffrances et d’en être revenu…
J’avoue que pour y arriver je fais table rase de tous les acteurs vivants rattachés à mes renoncements. Je me suis rendu définitivement indignes d’eux en leur accordant enfin le droit de ne pas m’aimer, de ne pas me respecter, de ne pas, plus me donner de place, ma place dans leur vie.
Si je devais n’avoir appris qu’une chose dans ma vie c’est ne pas me sentir misérable de n’être pas plus être aimer par ceux que j’ai aimé comme parents, comme enfants…
Oui, je ne souffre plus d’être rejeté principalement par mes enfants ! Je peux m’offrir ce luxe puisque je n’ai été renié que lorsqu’elles ont eu chacune 26 ans et que je les sais avoir été suffisamment aimées passionnément par moi pour ne pas après des années de silence vouloir leur pardonner cela ! Surtout, ne sois pas triste à ma place, ennuyée à ma place, perplexe aussi car oui je termine par cela : je ne souffre plus. Je me suis délivré de mes filles, pour savoir alors satisfaire à leurs exigences de rupture avec moi et aussi aux exigences de ceux qui ne me veulent pas ou plus dans leur vie.
D’autres, tous les jours ici dans ma vie compensent cela et me donne une entière légitimité de vivre HEUREUX…
Je t’embrasse, Marc.
A cela, bien entendu poursuivre pas nos adresses de messagerie.
commentaire n° : 1
posté par :
Marc de Metz
(site web)
le: 06/04/2008 16:15:28
J'oppose...
Du jour de leur naissance, au jour de leur rupture, j’ai eu avec mes deux filles une relation exceptionnelle, faite que de contraires de tout ce que j’avais subi d’absurde, d’arbitraire, d’insupportable de mes parents. Il ne me fallait surtout pas reproduire et imposer à mes filles ce qui moi m’avait tellement coûté… J’ai été je le sais, je le crois, je l’affirme un vrai, un bon, un super papa pour elles (DIXIT elles-mêmes…) Ensuite et chacune à l’âge de 26 ans elles ne m’ont plus trouvé que socialement incorrect dans leur vie de femme, de belle-fille surtout ! Cet apprentissage du rejet, du reniement, de mes renoncements, de ma paternité rejetée dure depuis 10 ans ! Je n’en souffre pas, plus ! Je n’ai jamais été qu’un père aimé, respecté, apprécié, légitime que tant qu’elles l’ont accepté ! Cette relation ne se construit jamais seul ! J’ai appris cela, accepté cela, assimilé cela ! J’ai évité mille bugs mais pas le plantage de mes répertoire filles, amour, affection, complicité… Le virus était trop pervers ! Amicalement, Marc. @ bientôt.
commentaire n° : 2
posté par :
Marc de Metz
(site web)
le: 06/04/2008 00:19:30
:
Fonctionne avec mon coeur et mon ressenti.
Savourer un livre, déguster un met et un vin, écrire bien entendu, jardiner, danser sont mes délicieux loisirs et vous autres m'intéressez particulièrement.
Bonjour Lmvie,
Oui, il y a de multiples filigranes dans chacun de mes écrits et je ne suis pas du tout étonné que tu puisses avoir toi aussi détecté cela. C’est tellement surprenant de découvrir que tu me lis aussi souvent et je t’en remercie de tout cœur. Je te remercie aussi de prendre le temps de laisser très souvent sous mes articles tes commentaires.
Je te réponds ici pour le moment et pas par messagerie mais sûrement pas en totalité. Je le fais juste pour tenter de te dire que je suis pas, plus en souffrance. J’ai donné ! j’ai donné sans que cela ne serve à rien d’autre qu’à me mettre en permanence à l’envers de ma vie personnelles, amoureuse, amicale, sociale et professionnelle. J’ai donné pendant des années. Car oui mes premières souffrances sont lointaines et celles-là jamais effacées ni réparées. Je peux simplement tenter de dire que j’ai tellement été en souffrance que je ne devais plus leur permettre jamais de l’emporter au point de me rendre à nouveau simplement le fait d’être vivant et même heureux. Je sais, je ressens que pour beaucoup il n’est pas possible de prétendre être allé au fond du fond du bout de ses souffrances et d’en être revenu…
J’avoue que pour y arriver je fais table rase de tous les acteurs vivants rattachés à mes renoncements. Je me suis rendu définitivement indignes d’eux en leur accordant enfin le droit de ne pas m’aimer, de ne pas me respecter, de ne pas, plus me donner de place, ma place dans leur vie.
Si je devais n’avoir appris qu’une chose dans ma vie c’est ne pas me sentir misérable de n’être pas plus être aimer par ceux que j’ai aimé comme parents, comme enfants…
Oui, je ne souffre plus d’être rejeté principalement par mes enfants ! Je peux m’offrir ce luxe puisque je n’ai été renié que lorsqu’elles ont eu chacune 26 ans et que je les sais avoir été suffisamment aimées passionnément par moi pour ne pas après des années de silence vouloir leur pardonner cela ! Surtout, ne sois pas triste à ma place, ennuyée à ma place, perplexe aussi car oui je termine par cela : je ne souffre plus. Je me suis délivré de mes filles, pour savoir alors satisfaire à leurs exigences de rupture avec moi et aussi aux exigences de ceux qui ne me veulent pas ou plus dans leur vie.
D’autres, tous les jours ici dans ma vie compensent cela et me donne une entière légitimité de vivre HEUREUX…
Je t’embrasse, Marc.
A cela, bien entendu poursuivre pas nos adresses de messagerie.