Samedi 5 avril 2008

"Qui cherche la vérité de l'homme doit s'emparer de sa douleur". Georges Bernanos.
J'avais huit ans, et oui le fameux âge de ma régression, lorsq'un jour d'hiver à la maison, mon père était absent.
Ma mère chauffait la maison avec une chaudière à bois.
Mon père disposait dans son atelier d'une scie électrique pour couper le bois et alimenter la dite chaudière.
Moi j'étais absente à l'école.
A mon retour, la voisine m'interpella immédiatement en me disant : "Ton frère est à l'hôpital il a eu un accident, il s'est coupé"...
Coupé quoi ? à l'hôpital pour une simple coupure ? mais que me racontait-elle ?
J'arrivais à la maison et trouvais ma mère en larmes.
Mon frère avait scié du bois, avait fini son labeur, mais au moment d'éteindre la scie, il avait passé le bras devant la lame pour éteindre le bouton.
A cette époque aucune chirurgie n'était possible. Il fut amputé le soir même et je vis mon père s'effondrer en rentrant de l'hôpital.
Mon frère avait treize ans.
Ce fut un drame familial, comme il en existe tant d'autres.
Le problème c'est que moi sans le savoir à l'époque je fus traumatisée au sens réel du mot.
Traumatisme bien sûr que j'ai bien enfoui toute ma vie.
Mais cet accident bouleversera mon existence de petite fille.
Inconsciemment, je devins un garçon "manqué", expression bien connue mais souvent utilisée sans en connaître l'origine.
Dès lors mon attitude et ma conduite furent déterminées "autrement" pour le restant de ma vie.
Il était gravement blessé, j'allais donc prendre sa place pour faire ce qu'il ne pouvait plus faire.
Je serai la meilleure en tout mais surtout je serai un homme.
Le problème c'est que moi sans le savoir à l'époque je fus traumatisée au sens réel du mot.
Traumatisme bien sûr que j'ai bien enfoui toute ma vie.
Mais cet accident bouleversera mon existence de petite fille.
Inconsciemment, je devins un garçon "manqué", expression bien connue mais souvent utilisée sans en connaître l'origine.
Dès lors mon attitude et ma conduite furent déterminées "autrement" pour le restant de ma vie.
Il était gravement blessé, j'allais donc prendre sa place pour faire ce qu'il ne pouvait plus faire.
Je serai la meilleure en tout mais surtout je serai un homme.
par Lmvie
publié dans :
Psychothérapie
communauté :
Psychanalyse
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