Dimanche 13 avril 2008

"La douleur est un siècle la mort un moment". Jean Louis Baptiste Gresset
Un soir, à la sortie d'une séance mensuelle du groupe, chacun remonta dans sa voiture.
Je vis Didier fermer la portière de la sienne et je crus à ce moment m'évanouir, mourir sur place.
Que refermait-il sur moi ?
Que se cachait-il derrière cette symbolique ?
Mes jambes se mirent à se dérober, je vascillais.
J'allais vers lui à petits pas : "Tu t'en vas ?" lui dis-je désespérée avec une voix aussi noire que la nuit.
Comment ce départ "non définitif" bien évidemment me bouleversait-il ?
Ainsi se manifeste les reflux immédiats d'un travail sur soi, qu'il faut arriver à surpasser, à dominer.
Isabelle, avait vu la scène, anodine pour n'importe qu'elle autre personne, mais pas pour elle qui s'approcha de moi.
"Tu ne vas pas bien ?" me dit-elle, et sans attendre de réponse ajouta : "Je te raccompagne chez toi".
Arrivées à mon domicile, nous gravîmes les marches qui menaient à la terrasse et me dit de façon directive : "Donnes moi tous tes médicaments".
Je ne prenais plus d'anti-dépresseurs mais avais en ma possession des tranquillisants.
"Je ne te quitte pas, j'attends" dit-elle.
Je lui remis les comprimés.
Elle savait, tout autant que moi, que j'allais avaler les tubes ce soir là.
Elle resta près de moi sur la terrasse, en silence, fatiguée, épuisée elle aussi mais présente, là, proche, si proche, jusqu'à ce que la mort s'éloigne.
Ce fut long mais le temps ne comptait plus.
Les paroles étaient inutiles entre nous.
Elle avait saisi en une minute à peine que la grande faucheuse allait être mon refuge, simplement par un regard.
Chacun voyait en l'autre son propre désespoir, sa propre fin, son propre désir d'en "finir" d'une manière ou d'une autre, parfois rapidement car le courage nous lâche.
Comment les oublier ?
Impossible.
Arrivées à mon domicile, nous gravîmes les marches qui menaient à la terrasse et me dit de façon directive : "Donnes moi tous tes médicaments".
Je ne prenais plus d'anti-dépresseurs mais avais en ma possession des tranquillisants.
"Je ne te quitte pas, j'attends" dit-elle.
Je lui remis les comprimés.
Elle savait, tout autant que moi, que j'allais avaler les tubes ce soir là.
Elle resta près de moi sur la terrasse, en silence, fatiguée, épuisée elle aussi mais présente, là, proche, si proche, jusqu'à ce que la mort s'éloigne.
Ce fut long mais le temps ne comptait plus.
Les paroles étaient inutiles entre nous.
Elle avait saisi en une minute à peine que la grande faucheuse allait être mon refuge, simplement par un regard.
Chacun voyait en l'autre son propre désespoir, sa propre fin, son propre désir d'en "finir" d'une manière ou d'une autre, parfois rapidement car le courage nous lâche.
Comment les oublier ?
Impossible.
par Lmvie
publié dans :
Psychothérapie
communauté :
Passeurs d'espoirs
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