Vendredi 11 avril 2008

"Par les larmes la douleur s'épuise et s'exhale". Ovide
C'était Jean Marie, belge et alcoolique, qui ne cessait de raconter des histoires drôles, lui servant de défenses, de remparts, lui évitant l'accès à son profond désespoir.
Sa diarrhée verbale lui empêchait celle que lui provoqueraient ses propres terreurs.
On se défend comme on peut pour survivre.
C'était la petite Solange qui avait un besoin incontrôlable de répéter sans cesse la même chose sans jamais rien résoudre.
Et pourtant c'est bien dans la répétition que se trouve la solution.
Nous ne faisons que répéter dans nos vies. Mais avant de changer ce fonctionnement faut-il encore reconnaître ces répétitions, les repérer...pas simple.
C'est comme lorsqu'on est malade: "Faut-il reconnaître de l'être, pour se soigner ?".
Nombreux hélas sont ceux encore qui sont dépressifs sans le savoir ou qui refusent de le voir.
C'était Benoît, grand, fort, un vrai corps d'athlète, beau, élégant mais dont le mutisme était impressionnant.
C'était Isabelle, africaine, apparemment solide comme un roc, brisée en son coeur et son corps.
C'était Didier, dont je vous ai déjà parlé, dont le charme nous hypnotisait tous, qui ne connaissait pas encore son homosexualité à dix sept ans mais qui se révèlera grâce à un travail intense et poignant auquel j'assisterai avec une émotion particulière.
Et d'autres dont je ne me souviens plus des prénoms, mais tous m'ont fait beaucoup rire et tous m'ont fait pleurer à chaudes larmes.
Chaque larme était du "trop plein" de l'enfance blessée.
Chaque mot était "d'or" car contrairement au proverbe je pense que la parole est d'or et le silence d'argent.
Les non dits sont mortels.
Tous sont en moi, je les aime profondément.
Parmi eux certains m'ont sauvé la vie, comme Isabelle.
C'était Isabelle, africaine, apparemment solide comme un roc, brisée en son coeur et son corps.
C'était Didier, dont je vous ai déjà parlé, dont le charme nous hypnotisait tous, qui ne connaissait pas encore son homosexualité à dix sept ans mais qui se révèlera grâce à un travail intense et poignant auquel j'assisterai avec une émotion particulière.
Et d'autres dont je ne me souviens plus des prénoms, mais tous m'ont fait beaucoup rire et tous m'ont fait pleurer à chaudes larmes.
Chaque larme était du "trop plein" de l'enfance blessée.
Chaque mot était "d'or" car contrairement au proverbe je pense que la parole est d'or et le silence d'argent.
Les non dits sont mortels.
Tous sont en moi, je les aime profondément.
Parmi eux certains m'ont sauvé la vie, comme Isabelle.
par Lmvie
publié dans :
Psychothérapie
communauté :
Passeurs d'espoirs
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