Qu'importe la douleur d'aujourd'hui puisqu'elle est le commencememt d'autre chose" Paul Claudel
Cette jolie phrase de Paul Claudel est en partie véridique, oui la douleur est le commencement d'autre chose mais le "qu'importe" est de trop surtout quand elle
dure à vie.
Nous avons tous en nous notre propre image même si nous n'y pensons pas, elle est là présente à l'esprit, nous n'avons pas besoin de nous regarder pour nous
représenter.
Moi les yeux fermés je ne retrouvais plus cette image et c'est une sensation terrible,une sorte de plongée dans les ténèbres, une perte, un abîme qui surgissent corporellement et moralement.
De retour sur ce continent aux odeurs pimentées, aux couleurs chatoyantes, à la musique enivrante, les choses s'accélérèrent.
Mes jambes ne me portaient plus et une immense tristesse m'envahissait et m'enveloppait tout autant que la chaleur étouffante qui est encore plus difficile à supporter du fait de ce faciès
cicatriciel et de cette sensation d'étouffement et de strangulation permanente.
Le hasard n'existant pas, et je suis de l'avis de Jérôme Touzalin qui dit : " Il n'y a pas de hasards il n'y a que des rendez-vous qu'on ne sait pas
lire",
je fis la connaissance de la mère d'une amie de ma fille : Marie Lyne
Petite femme brune, menue, minuscule d'une solidité, d'une volonté et d'une détermination exceptionnelles.
Elle allait faire partie de ma vie, de mon histoire.
Elle me conseilla immédiatement une psychothérapie.
Je ne comprenais pas ou ne voulais pas comprendre.
Comment pouvais-je en avoir besoin ?
Je n'étais pas folle.
ajouter un commentaire commentaires (3) recommander


Derniers Commentaires