Lundi 3 mars 2008
"Souvent le désespoir a gagné des batailles". VoltaireAinsi après chaque séance chez Adam, je retrouvais Jo.
Josette métisse chinoise et vietnamienne arborait un sourire permanent sur sa face ronde.
Elle ne se forçait pas. Elle était sourire.
Elle prit de longues aiguilles qu'elle enfonça en des points stratégiques.
J'étais le premier cas de ce genre pour elle et ce qu'elle ne savait pas ni moi non plus d'ailleurs, c'est que j'allais devenir "un cas" pour la médecine en général, qu'elle soit parallèle ou non.
Elle m'avouera plus tard qu'elle avait su à la sixième séance qu'elle n'y arriverait pas.
Mais entre nous était née une amitié, merveilleuse, riche en échanges, intense mais qui hélàs ne durera pas.
Nous prenions l'habitude de discuter beaucoup, énormément.
Sa démarche était différente du médecin traditionnel.
Elle souriait toujours d'abord, ce qui n'est pas le cas de ces messieurs de la médecine qui derrière leur bureau vous reçoivent souvent avec un air gravissime, parfois avec un air de pouvoir sur l'autre pas toujours engageant.
Elle essaya une nouveauté.
Elle décida de piquer directement dans les cicatrices, particulièrement sensibles normalement.
Elle aurait pu enfoncer un pieu, je ne sentais rien.
Nos séances étaient entrecoupées de collations faites de kiwis et de fruits de la passion et de réflexions.
Elle dut se mettre à potasser de nouveau pour trouver la solution.
Je dois dire qu'elle y mit beaucoup de volonté et d'acharnement.
Elle ne la trouva pas.

par Lmvie
publié dans :
Psychothérapie
communauté :
Psychanalyse
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