Lundi 10 mars 2008
"Je préfère le désespoir à l'incertitude" Jean Paul Sartre
Moi aussi, enfin je n'en suis pas très sûre, d'ailleurs je ne suis sûre de rien, mes seules certitudes dans ce monde et je n'en ai pas d'autres c'est que nous mourrons tous et que j'ai mises au monde deux filles.
C'est pourquoi je suis toujours étonnée voire stupéfaite d'entendre des personnes "être certaines de"...admirable !!!
Bref je reviens à mes moutons ou plus exactement à mes "sensations".
J'eus l'impression dans ces moments d'épouvante que je crevais sur place transpercée de mille lances.
Un soir j'ai eu cette impression en me rendant chez Jo.
Je m'asseyais en arrivant incapable même de m'allonger et lui expliquai que des couteaux me lacéraient littéralement, je les sentais sur mon corps.
Elle m'écoutait, elle était présente.
Même si ce n'est plus mon amie, je la remercie aujourd'hui pour cette écoute.
Pas un instant elle n'a semblé étonnée, ni sarcastique.
Pas un instant elle n'a douté de mes dires.
Ce fut très précieux pour moi.
Pourquoi ?
Tout simplement je craignais d'avoir basculé dans la folie, mais non je n'étais pas folle, je sentais bien ces brûlures et ces coupures sur mes jambes, j'étais en lambeaux.
Mais je vous avouerai qu'effectivement j'étais dans l'incertitude la plus totale.
Terrible sentiment.
J'avais largement entamé le processus d'autodestruction.
Ma reconstitution passait par mon anéantissement.
Maintenant je crois qu'il n'y a pas "d'évolution" sans "révolution".
par Lmvie
publié dans :
Dépression
communauté :
Psychanalyse
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