Lundi 17 mars 2008
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13:52
"Tout groupe
humain prend sa richesse dans la communication, l'entraide et la solidarité visant à un but commun: l'épanouissement de chacun dans le respect des différences". Françoise Dolto
Je dédie cette phrase à la communauté qui vient de m'accepter, seule une grand dame comme Mme Dolto pouvait énoncé ce que je pouvais ressentir.
Je souhaite leur transmettre le message suivant en leur disant que je les remercie de m'accueillir parmi eux et que d'autre part je suis ravie de pouvoir à mon
tour aider ceux qui en auront besoin, car l'histoire que je narre s'est déroulée il ya vingt ans je le répète, et le long chemin effectué depuis me permet d'adhérer à la citation de Sacha Guitry
:
"Le peu que je sais c'est à mon ignorance que je le dois" .
Si mon expérience psychanalytique peut leur "ouvrir" quelques horizons je les éclairerai du mieux que je peux.
Merci encore
Par Lmvie
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Publié dans : Dépression
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Mardi 18 mars 2008
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14:39
"Il vaut mieux suivre le bon chemin en boîtant que le mauvais d'un pas ferme". Saint Augustin
Didier: âgé de dix sept ans à l'époque était beau comme un dieu.
Brun, la chevelure épaisse, le regard noir, il m'attirait.
Nous étions malgré les années qui nous séparaient semblables l'un à l'autre et assez proches l'un de l'autre.
Il joua un rôle capital dans ma thérapie.
Je l'ai aimé très fort, d'un amour fou, passionnel.
Que ou qui représentait-il pour moi ?
Car de toute évidence un transfert, mot que je ne connaissais guère à mes débuts de travail, qui par contre sera d'une clarté et deviendra indispensable en psychanalyse, s'effectuait.
Au terme de ma thérapie je le sus, et j'y reviendrai.
Le temps passait et ne m'intéressais que les jours où j'avais un rendez-vous avec Adam.
Les autres étaient vides de tout intérêt, de toute substance, vides de vie.
Pourquoi ?
Tout simplement parce qu'au fur et à mesure, je ressortais de chez lui un peu plus solide, un peu plus "entière", un peu plus harmonieuse.
Mais je m'éloignais terriblement de mon mari.
Je ne pouvais pas tout mener de front.
Les urgences d'abord.
Il ne comprenait pas ce que je devenais.
Je me disais que si notre amour était suffisamment solide, nous nous retrouverions un jour.
Je fais une parenthèse à ce sujet d'ailleurs car j'ai vu un film que j'ai apprécié pour ces dialogues dont l'un était le suivant :
"On peut s'aimer toujours mais pas tout le temps"
(je suis entièrement en accord , d'autant plus que j'ai trente six années de mariage au jour d'aujourd'hui)
Je me transformais et apparaissait une autre personne dont j'étais, moi, ravie de faire la connaissance tous les matins en me levant.
Un grand changement allait s'effectuer, le jour où je fis la connaissance de Marie P..., psychiatre à Paris de passage sur nos terres rouges lointaines.
Elle y venait pour un week-end de Gestalt.
Pour ceux qui ne connaissent pas ce terme, pas plus que je ne le connaissais quand elle arriva, il signifie "émerger".
Un mot qui me plaisait car depuis un temps qui me semblait une éternité, j'avais plutôt l'impression d'être submergée.
Marie Line, toujours elle et je ne la remercierai jamais assez, m'avait vivement encouragée à participer à ce week-end.
Ce fut le premier de plusieurs.
Ce fut pour moi une révélation.
Marie était d'une compétence hors du commun, il émanait d'elle une puissance phénoménale nous laissant béats d'admiration, nous dont les corps et les esprits ressemblaient à de la guimauve.
La Gestalt se déroulera sur deux jours.
Par Lmvie
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Publié dans : Dépression
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Mercredi 19 mars 2008
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14:46
"Nous trouverons un chemin ou nous en créerons un" Hannibal.
Avant de commencer mon article je remercie Ptitsa de m'avoir fait remarquer ma superbe faute sur le mot Gestalt.
Et oui, j'avais mis deux ailes dans mon élan actuel, mais cette erreur me satisfait pleinement, à savoir que même l'écriture est complètement révélatrice de notre inconscient qui lui ne se
trompe guère et vous a ainsi révélé qu à ce jour, j'ai moi aussi deux ailes et que je ne suis plus amputée...
A peine commencée cette Gestalt...non je ne continue pas de suite...
Je crois que je vais faire une parenthèse sur cette méthode pour ceux qui ne la connaîtrait pas car elle peut leur être utile un jour pour "dégrossir", "débroussailler" tout ce qui peut être
confus en eux, tout ce qui ne va pas dans leur vie, et désireux (se) "d'amorcer" un changement.
Elle privilégie l'expérience vécue, les faits concrets.
Elle utilisera plus le "comment" que le "pourquoi".
C'est une relation dynamique entre un sujet et un objet, une autre personne, une chose, un sentiment etc...
Cette relation est déterminée par un besoin du sujet et tend vers la satisfaction de ce besoin.
Le besoin satisfait la relation cesse d'exister et la Gestalt est terminée entraînant un sentiment de bien être et de complétude.
Son créateur Frederick Perls a pour but "de développer le processus de maturité et le potentiel humain et de combler les failles de la personnalité pour rendre à l'individu sa totalité".
Il s'agit plus d'un processus de prise de conscience que de "soigner".
Le seul médecin capable de vous soigner dans cet état c'est vous même.
Par contre je me permets d'insister sur un détail qui me semble avoir une certaine importance.
Appliquer dans sa vie de tous les jours le "comment" à la place du "pourquoi" change complètement et radicalement votre position, et la vision des choses, de la situation etc...
Avez-vous essayé ?
Et je ferai à ce sujet une nouvelle parenthèse , en Afrique où j'ai résidé vingt ans, l'ethnie majoritaire avait bien sûr son dialecte, et incroyable pour nous européens, dans leur langage le mot
"pourquoi" n'existait pas !!!
Tout simplement.
Pendant vingt années il était inutile d'énoncer un pourquoi car je n'avais jamais de réponse, donc ce mot fut rayé de mon vocabulaire quand je m'adressais aux autochtones. Et je ne m'en suis pas
plus mal portée.
Je vous invite vraiment à pratiquer quelques essais.
Un exemple simplissime : Pourquoi suis-je énervée ?
Vous allez forcément trouver une bonne raison, ou de bonnes raisons, en règle générale en rapport avec l'autre, un évènement ou un environnement.
Par contre "comment je m'y prends pour m'énerver de la sorte ?" vous renverra à vous et à vous uniquement et c'est un des moyens pour rester centré (e) et étudier son et ses problèmes et non
s'en prendre aux autres.
Mais voilà à partir de là c'est vous qui serez sur la sellette.
Si vous dites: "Pourquoi je l'aime ?"
Votre réponse neuf fois sur dix sera parce qu'il ou elle a telle qualité ou défaut, tel physique...que sais-je encore, donc c'est de l'autre dont vous parlez
Mais comment je l'aime ?...
Je vous laisse y répondre !!!
Suite
Par Lmvie
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Mercredi 19 mars 2008
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17:06
A tous
Je m'absente une dizaine de jours
Je vous souhaite un week end délicieux dans tous les sens du terme
Par Lmvie
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Publié dans : Parenthèses
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Lundi 31 mars 2008
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17:53
"La mort est douce, elle nous délivre de la pensée de la mort" Jules Renard
J'aurais aimé vous retrouver avec plus de joie au coeur.
Mais ce n'est pas le cas et j'essaierai de poursuivre mon récit ultérieurement.
Ma mère est morte le dimanche de Pâques abandonnant sa lutte contre le cancer, épuisée.
Mais j'ai pu la tête sur son épaule en l'accompagnant de mes paroles, l'aider à franchir ce seuil mystérieux.
Quel curieux jour quand même, elle a choisi celui de la résurrection du Christ.
A bientôt.
Je vous embrasse.
Par Lmvie
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Publié dans : Parenthèses
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